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MARTHE FLANDRIN
ANNE BARRÈS

DU 7 JUILLET AU 31 OCTOBRE 2010


Le musée départemental de l’Oise consacre son été à deux importantes artistes femmes du XXe siècle

Fès, le quartier des Mérédines Huile sur toile marouflée sur carton. H. 38 ; L. 45,8 cm Signé en bas, à gauche :
M. Flandrin. Bibl. : Cat. d’expo. 1998 et 1999. Inv.97.18. © Archives départementales-Beauvais-Stéphane Vermeiren


Héritière d’une dynastie d’artistes majeurs du XIXè siècle, Marthe Flandrin (1904-1987) s’initie à la fresque dans l’atelier de Ducos de la Haille puis voue l’essentiel de sa carrière à l’art mural. Elle participera aux grands chantiers des monuments sacrés du XXè siècle, comme le Saint-Esprit à Paris ou la cathédrale Sainte-Geneviève de Nanterre et sera missionnée après guerre par le musée des monuments français pour effectuer des relevés de fresques médiévales en France, en Yougoslavie et en Suisse.
De son côté, Anne Barrès, née à Rodez en 1938, a étudié aux écoles des Beaux-Arts de Montpellier. Puis de Bourges. S’intéressant à la dimension plasticienne de la céramique, elle fait porter ses recherches sur le dur et le mou, le cru et le cuit.


Marthe Flandrin : la redécouverte d’une œuvre

Aux côtés d’Elisabeth Faure, de Pauline Peugniez, de Valentine Reyre, Marthe Flandrin illustre ce groupe de femmes artistes qui, au sein des ateliers d’art sacré, très actifs entre les deux guerres, apportèrent une spécificité à l’iconographie religieuse. Participant à l’exposition internationale de 1937 à Paris, elle se partage entre un engagement catholique très vif et un sens plus large de la décoration. En 1939, elle propose une fresque prémonitoire pour le pavillon de la Société des Nations à New-York sur le thème de la Famine (Les Désastres de la guerre). Marthe Flandrin se situe cependant à la marge de la modernité et à sa mort, en 1987, bien peu sont apables de regarder son œuvre sans préjugé. Le musée des Années 30, à Boulogne-Billancourt, fait œuvre de pionnier en sauvant en 1992, une partie du décor du bureau de poste du boulevard Haussmann.


Gros plan sur le Maroc

La famille Flandrin, en offrant à quatre musées français les œuvres restées dans l’atelier, permit de préserver ce parcours artistique exemplaire et de pérenniser l’œuvre de toute une vie. Le mémoire de maîtrise de Séverine Muteau en 2004, fit mieux connaître la cohérence de ce fonds. Les héritiers de Marthe Flandrin ont souhaité prolonger ce geste initial et accompagner le travail de Séverine Muteau en mécénant une publication exhaustive sur ces quatre fonds Marthe Flandrin, qui s’inscrivent désormais dans le patrimoine du département de l’Oise et des villes bénéficiaires des donations, Avranches, Boulogne-Billancourt et Roubaix. L’exposition présente une sélection de la belle donation concernant le Maroc, riche de 8 peintures, 39 aquarelles et 29 dessins, faite en 1997 au Musée départemental de l’Oise par les neveux de l’artiste. Elle a déjà fait l’objet en 1998 à Beauvais, puis en 1999 à Fès, d’une exposition accompagnée d’un catalogue.


Anne Barrès © Pierre Soisson

Anne Barrès joue avec l’architecture

Anne Barrès, marquée par l’œuvre de Jean Lerat, du sculpteur allemand Ulrich Rückriem et du groupe Supports/Surfaces, s’est installée dans la salle des arcades du XVIIIè siècle ouverte sur le jardin, en pierre de taille, qui possède un mur archéologique, reflet de l’histoire cet espace. A côté des chapiteaux médiévaux, vestiges de monuments disparus de Beauvais, et d’une fenêtre Renaissance très ornée, Anne Barrès a disposé au sol des sculptures monumentales aux lignes géométriques. Elles ont été réalisées en terre cuite peinte, à partir du module de la brique creuse industrielle, dans l’usine Gélis près de Toulouse qui fut pendant dix ans le mécène de ses recherches. De tels éléments d’architecture détournés et vivement colorés déclinent le thème des Poussées et équilibres. Par contraste, Anne Barrès a accroché sur le mur perpendiculaire, sa fameuse Tenture de Gien, en grès, porcelaine et corde, une de ses plus belles évocations textiles, qui fait référence aux ouvrages de dames des temps passés.


PUBLICATIONS :

Marthe Flandrin, avec une série d’essais de Séverine Muteau et deux textes de Josette Galiègue et Michèle Lefrançois, éditions Gourcuff-Gradenigo, 206 p., environ 600 illustrations, 39 €.
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Anne Barrès – Sculptures, éditions du Rouergue, 111 pages, ill. en couleur, 30 €.
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MUSÉE DÉPARTEMENTAL DE L’OISE 1 rue du Musée
60000 BEAUVAIS
INFORMATIONS : Tél : 03 44 10 40 50
Site : oise.fr
HORAIRES : Tous les jours sauf le mardi, de 10h à 12h et de 14h à 18h.
Du 1er juillet au 30 septembre : de 10h à 18h en continu.
PRIX D’ENTRÉE : Entrée libre
COMMISSARIAT : Josette Galiègue, conservateur en chef
CONTACT PRESSE :
Marie-Laure Trouvé, Tél : 03 44 10 40 63
E-mail : TROUVE.Marie-Laures@cg60.fr

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