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Accueil > Nos rendez-vous > ZAD MOULTAKA PAPIERS DÉCHIRÉS COME IN TERRA

ZAD MOULTAKA
PAPIERS DÉCHIRÉS
COME IN TERRA

DU 8 MAI AU 10 JUIN 2015


L'artiste franco-libanais exalte la lumière de Venise avec ses papiers déchirés

Nocturne, 195X130 technique mixte sur papier

 

PALAZZO ALBRIZZI

Cannaregio 4118
30121 Venise
Italie

INFORMATIONS :

• Tél.: + 39 041 522 54 75
• Site: http://www.zadmoultaka.com
• E-mail : zadmoultaka@orange.fr

HORAIRES ET JOURS D'OUVERTURE :

Tous les jours sauf le lundi
10h-13h
15h-18h

PRIX D'ENTRÉE :

Entrée libre


Parallèlement à son activité de compositeur, la peinture a toujours occupé une place importante dans la vie de Zad Moultaka. Une prédisposition artistique que la guerre a marquée d’une empreinte profonde ; la déchirure, l’absence, le retour aux sources, se retrouvent obsessionnellement au centre de ce qu’il donne à voir et à entendre. Pendant des années, la peinture est restée dans une forme de clandestinité, il y consacrait du temps arraché à l’écriture musicale.


Pourtant en 2011, il est invité à exposer un de ses tableaux en participant à l’exposition Rebirth organisée par Janine Maamari au Beirut Exhibition Center. En 2012, la galeriste Nadine Begdache lui consacre une première exposition personnelle à Beyrouth, il y montre alors la série « Le Feu de l’eau ». Aujourd’hui, il expose au Palazzo Albrizzi une nouvelle série « Come in terra ». En collaboration avec la Galerie Janine Rubeiz & l'Alliance Française de Venise.


« Tout le temps en tension et en attention, le peintre et musicien d’origine libanaise Zad Moultaka, en peinture comme en musique, ne cesse de composer, de murmurer, de crier, de tendre ou de déchirer le même magma tellurique, comme s’il s’agissait d’en extraire une vérité ancienne à jamais perdue. A l’occasion d’une 56e Biennale d’Art de Venise hantée par la visualisation du son, l’artiste franco-libanais a choisi d’exalter la vitesse de la lumière vénitienne contre la lenteur de la nuit de la terre, au sein du baroque Palazzo Albrizzi.


Hérissée de campaniles comme Le Caire et Istanbul le sont de minarets, rutilante de couleurs comme volées aux palais orientaux, Venise et ses palais exotiques semblent avoir été bâtis sur l’eau à la manière de quelque mirage oriental, images inversées d’une Beyrouth disparue devenue introuvable. Aussi, après avoir composé Il Regno dell’acqua pour la Biennale de musique, Moultaka s’est-il installé 6 mois durant dans la Sérénissime pour tenter de saisir, dans les reflets de l’eau, les morcellements des lunes infimes et les cicatrices qui se cherchent dans les eaux vertes… Conçus entre Paris et Venise, ses papiers déchirés de l’Orient en feu se révèlent verticaux, rugueux et aériens, tour à tour exaltant le cri de la terre et la chaleur de l’ombre, ou renvoyant à l’ascension, au ciel et à la nuit.


Deux chefs-d’œuvre - aux dimensions d’autels d’églises vénitiennes - irradient de leur aura l’exposition. Screpolatura, mosaïque de lourdes feuilles, chtoniennes et goudronnées, que relèvent à peine quelques traces d’or, revendique une terre adorée. Tandis que Cosi in cielo, irisation de l’air tout en ailes de libellules et en bourgeons printaniers, s’offre comme une Résurrection alla Tintoretto, qui s’élèverait au-dessus de la forme fauve d’un lion de Saint-Marc couché, pour tenter d’arracher au ciel autre chose que des bombes.


« Une part de moi finira dans l’espace. Une autre se noiera dans la terre » avait prévenu le poète libanais en exil Wadih Saadeh. Sur la terre comme au ciel, Zad Moultaka, à son tour, semble s’être noyé dans son sang qui se fige. »


Emmanuel Daydé, commissaire


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