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EVE OU LA FOLLE TENTATION

DU 23 JUIN AU 15 OCTOBRE 2017


Troisième édition des rendez-vous du Louvre à Autun autour du célèbre linteau sculpté du XIIe siècle

Le linteau de la Tentation d’Eve (détail), relief sculpté attribué à Gislebertus, vers 1130 (Autun, musée Rolin) - Cliché J. Piffaut.


L’exposition, conduite en partenariat avec le musée du Louvre, met à l’honneur l’une des pièces maîtresses des collections permanentes du musée Rolin, le linteau de la Tentation d’Eve. Cette œuvre, d’une exceptionnelle originalité par sa symbolique, sa forme, son esthétisme ou son destin, est connue internationalement et a été saluée par les plus grands artistes.


Un chef-d’œuvre au passé agité

Le linteau de la Tentation d’Eve, détail du visage d'Eve (Autun, musée Rolin) - Cliché J. Piffaut.

Ce chef-d’œuvre de l’art roman fait partie des reliefs sculptés qui ornaient la cathédrale Saint-Lazare d’Autun, dont la réalisation est attribuée à l’artiste Gislebertus (vers 1130). Après être resté en place pendant six siècles, il a vécu de multiples péripéties. En 1766, les chanoines du chapitre décident la démolition d’une partie du portail. Adam, Eve, le diable... tout disparaît. Cent ans plus tard, Eve est retrouvée dans un pan de mur d’une maison autunoise ! L’architecte Jean Roidot-Houdaille fait l’acquisition du linteau. L’œuvre est rapidement admirée par les spécialistes du monde roman : une reproduction du relief avait été publiée par l’historien de l’art, André Michel, dans le tome I, de son Histoire de l’Art, paru en 1905. Mais c’est à la mort de l’architecte que les « prétendants » se bousculent ! En 1910, l’abbé Terret rachète le linteau à ses héritiers endettés et le cède, sous réserve d’usufruit, à la Société éduenne. Au début du XXe siècle, le musée du Louvre se montrera intéressé tout comme le collectionneur américain Raymond Pitcairn, qui propose en 1923 la somme remarquable de 300 000 francs pour l'acquérir. Finalement l’œuvre regagne les collections de la Société éduenne au sein de l’hôtel Rolin, futur musée Rolin. Adam faisait aussi partie du linteau mais on le cherche encore. Quant au diable, récemment identifié, il a été restauré : il retrouvera pour la première fois sa position originelle lors de l’exposition.


La thématique de l’Eve couchée

Présentée dans les salles médiévales bourguignonnes du musée du Louvre jusqu’en février dernier, cette figure de proue du musée autunois a fait l’objet à l’été 2016 d’une minutieuse restauration. C’est une œuvre lumineuse et sans une ride malgré ses 900 ans ! L’exposition explore la thématique de l’Eve couchée, depuis son origine dans l’antiquité jusqu’à la Renaissance. C’est aussi l’occasion de présenter la place et le rôle que la sculpture (aux yeux ornés à l’époque de billes de verre) occupait sur le portail latéral de la cathédrale Saint-Lazare, point d’accueil des pèlerins venus pour se recueillir dans le tombeau de saint Lazare. Ce reliquaire monumental en forme d’église sera expliqué au public qui pourra admirer aussi le suaire de saint Lazare qui n’est exposé à cause de sa grande fragilité que tous les huit ou dix ans. Un support numérique explicatif est consacré à cette soierie arabe datant de 1007.


Un fructueux partenariat avec le Louvre

Jean Cousin, Eva prima Pandora, 2e quart du XVIe siècle, huile sur chêne, Paris, musée du Louvre.

C’est la troisième fois que le musée Rolin concrétise la convention passée avec le musée du Louvre en 2010, par une exposition estivale. Ces rendez-vous avec l’art permettent au public autunois d’admirer des œuvres issues des collections permanentes du musée parisien.
 Pour cette édition 2017, les visiteurs (re)découvriront l’Eva prima Pandora, peinture de Jean Cousin, réalisée vers 1550 et dont la position couchée, d’une profonde sensualité n’est pas sans rappeler celle de l’Eve d’Autun. Aux côtés de ces deux chefs-d’œuvre, sont présentées d’autres pièces issues du musée du Louvre, du musée Rolin et d’autres institutions françaises ou étrangères parmi lesquelles la Bibliothèque nationale de France et le Germanisches Nationalmuseum de Nuremberg, ainsi que de collections privées.


• PUBLICATION

Catalogue, 204 pages, 120 illustrations, 35 €.

MUSÉE ROLIN Ancien Palais épiscopal
3 rue des Bancs - 71400 AUTUN
INFORMATIONS PRATIQUES • Tél : 03 85 52 09 76
• Site : www.autun.com
• E-mail : musee.rolin@autun.com
HORAIRES • Ouvert tous les jours sauf le mardi
• De 10h à 13h et de 14h à 18h
TARIFS • Visite de l’exposition : 7,20 €
• Gratuité pour les scolaires
• Tarif réduit : 4,60 € (étudiants, personnes bénéficiaires des minima sociaux ou d’une pension d’invalidité)
• Visites guidées : 125,70 € (groupes de 15 personnes)
COMMISSARIAT Brigitte Maurice-Chabard, conservateur en chef du musée Rolin
COMITÉ SCIENTIFIQUE • Pierre-Yves Le Pogam, conservateur en chef du Patrimoine, département des Sculptures, musée du Louvre
• Neil Stratford, conservateur général honoraire du British Museum

• Françoise Perrot, historienne de l’Art médiéval, directrice de recherche au CNRS
CONTACT PRESSE Amanda Evrard
• 03 85 86 80 17 - 06 60 86 16 25
• E-mail : amanda.evrard@autun.com

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