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Accueil > Nos rendez-vous > Peindre L'italie Keiserman Et Knébel : Deux Vaudois À Rome Vers 1800

PEINDRE L'ITALIE
Keiserman et Knébel : deux Vaudois à Rome vers 1800

DU 2 SEPTEMBRE 2005 AU 8 JANVIER 2006



Sur les traces d’une grande famille de peintres vaudois à Rome au temps du Grand Tour

Charles-François Knébel, Temple de la Sibylle à Tivoli © Musée romand, château de La Sarraz, photos Musée historique de Lausanne / S. Pittet.

 

MUSÉE HISTORIQUE DE LAUSANNE

4, place de la Cathédrale
1005 LAUSANNE

INFORMATION :

Tél : +41 21 315 41 01
Fax : +41 21 315 41 02
E-mail : musee.historique@lausanne.ch
Site : www.lausanne.ch/mhl

HORAIRES :

Du mardi au jeudi, 11h-18h
et du vendredi au dimanche, 11h-17h.
Fermé le lundi et les 24, 25 et 31 décembre.

PRIX D'ENTRÉE :

Plein tarif : CHF 8. Tarif réduit : CHF 5.

COMMISSARIAT :

William Hauptman

CONTACT PRESSE :

Béatrice Meizoz
Tél. +41 21 315 41 01
E-mail : beatrice.meizoz@lausanne.ch


Après l'importante exposition qu’il avait consacrée en 1990 à l’aquarelliste Louis Ducros, le Musée historique de Lausanne présente, grâce à des prêts de la famille Knébel, du Château de La Sarraz et du Musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne, quelque soixante-dix oeuvres de François Keiserman - que Ducros avait appelé à Rome pour l'assister - et de ses cousins Jean-François, Charles-François et Titus Knébel. Cette famille de peintres, autrefois unanimement reconnue, qui travailla durant près de 50 ans en Italie, sert de guide pour explorer le panorama culturel du pays vaudois à une époque où émerge une tradition picturale "vaudoise ".


Le Grand Tour

Au siècle des Lumières, l'économie vaudoise est essentiellement rurale. L'esprit de l'époque ne contribue guère à l'éclosion de l'art. Comme nombre de leurs compatriotes - Liotard, Brun, Bolomey, Sablet... – François Keiserman et ses cousins n’ont connu le succès qu’en s'expatriant. Leurs oeuvres, toutes de finesse et d’une grande maîtrise technique, nous transportent au temps du Grand Tour et ont été collectionnées avec passion par les aristocrates voyageurs du temps. Au XVIIIe siècle, Rome est l'étape majeure de ce Grand Tour - incontournable voyage initiatique sur les chemins de l’Histoire, du Beau et de la Connaissance - qui conduit les membres de la bonne société européenne, britannique en particulier, à travers l'Europe.


L’aquarelle

Les riches voyageurs aimaient à quitter Rome en emportant un souvenir de leur séjour. La production de vedute et autres « paysages topographiques » connut un essor extraordinaire, alors que ce genre était encore peu considéré. À cette période de transition entre néo-classicisme et romantisme, le paysage commence à être perçu comme une des composantes de l’Histoire, liée à l’Antiquité classique, et source de multiples interprétations artistiques. Pour le représenter, de plus en plus de peintres établis à Rome utilisent une technique auparavant mal considérée : l’aquarelle. Louis Ducros joua un rôle prédominant dans son évolution vers le grand format. Grâce à une maîtrise exceptionnelle, il hissa cette technique au niveau de la peinture à l’huile, mêlant avec justesse et subtilité le pittoresque et l’idéal, baignant le tout d’une superbe luminosité.

Illustration : François Keiserman, Paysage avec berger, aquarelle sur papier, s.d. © François Knébel, La Sarraz, photos M. Jackson.


François Keiserman et ses cousins Knébel

Keiserman suit les traces de Ducros, tout en créant son propre style. À la fin des années 1780, Ducros l’appelle à Rome. Etabli à son compte dès 1792, remarqué par le prince Camillo Borghese qui lui commande de nombreuses aquarelles, il prend des assistants pour satisfaire ses clients de plus en plus nombreux. Il invite son cousin Jean-François Knébel (1789-1822). Cette collaboration, malgré le caractère ombrageux du maître, durera près de 15 ans, seulement interrompue par le décès prématuré du jeune homme. Charles-François Knébel (1810-1877), qu’il a adopté, se forme avec lui. Des conflits éclatent, le professeur souhaitant perpétuer un style "Keiserman" alors que l'élève désire donner à ses vedute une marque plus personnelle. Plus voyageur que son maître, il peint Naples, Capri, les Abruzzes... Ses vues sont fréquemment travaillées à l'huile, son style est plus libre, proche des tendances amorcées en France et en Italie. Son fils, Titus Knébel (1833-1898), peint la campagne romaine, souvent sous le soleil, avec des détails tranquilles et pleins de charme, sinon de brio. En dépit des grands mouvements qui gagnent la peinture en Europe, il reste, comme son père, un peintre traditionnel, satisfaisait de représenter le paysage romain qu’il connaît si bien, sans les émois de la modernité.

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PUBLICATION :

Catalogue de l'exposition : textes de William Hauptmann, Laurent Golay, 96 pages, 79 illustrations coul. Edité par le Musée historique de Lausanne. Prix : CHF 39 + port.

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