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N° 355 - du 10 juillet 2014 au 10 septembre 2014


Le cercueil extérieur, en bois doré, de la momie de Toutankhamon. Photo Harry Burton, 1922 © Griffith Institute, University of Oxford (exposition Ashmolean Museum, Oxford).

Notre prochain numéro paraîtra le 11 septembre 2014. Bonnes vacances !

L'AIR DU TEMPS

Un été Toutankhamon

OXFORD – « La nostalgie n’est plus ce qu’elle était », écrivait Simone Signoret. Sans doute à tort ! Les évocations historiques, les rééditions d’expositions mythiques ont le vent en poupe. On le voit au Centre Pompidou avec le retour des fortunés « Magiciens de la terre », qui firent fureur il y a 25 ans. On s’en convaincra à la rentrée lors de la rétrospective que le musée Marmottan prépare autour du tableau séminal de Monet, Impression soleil levant. On le ressent encore mieux à l’Ashmolean Museum, où les insondables mystères de la découverte de la tombe de Toutankhamon sont remis sous les feux de la rampe. La saga des archéologues qui se distinguèrent entre 1914 et 1922 dans la Vallée des Rois, sous la direction de Lord Carnarvon et d’Howard Carter (arrivé en Egypte à l’âge de 17 ans pour y copier des fresques) nous refait vibrer avec son lot de mystères et de malédictions… Piochant dans les riches collections du Griffith Institute, l’exposition réunit des objets de l’époque amarnienne, des archives jamais montrées des fouilles, les photos qu’Harry Burton fit en exclusivité pour le Times de Londres, ainsi que des objets qui témoignent de la fièvre Toutankhamon des années 1920 (bijoux, vêtements, publicité, etc.).
Discovering Tut à l’Ashmolean Museum, du 24 juillet au 2 novembre 2014.

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EXPOSITIONS

Les Cézanne de Pearlman

AIX-EN-PROVENCE - Barnes, Kress, Getty, Norton Simon… On le sait, les collections américaines de peinture française sont admirables. Après avoir découvert l’an dernier celle des époux Hays au musée d’Orsay, voici une autre redécouverte : le fonds assemblé par Henry Pearlman (1895-1974), fondateur de la société Eastern Cold Storage, qui voua une passion à Cézanne, dont il acquit 33 œuvres, mais qui posséda aussi des Soutine (l’un de ses premiers achats), des Van Gogh (dont La diligence à Tarascon), des Gauguin et des Toulouse-Lautrec. Conservée depuis 1976 à Princeton, elle est partiellement exposée au musée Granet qui tend à se spécialiser, après les accrochages Planque et Burda, dans les présentations de grandes collections particulières.
Chefs-d’œuvre de la collection Pearlman. Cézanne et la modernité au musée Granet, du 12 juillet au 5 octobre 2014.

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Jan Baptist van der Hulst (1790–1862), Guillaume II, Anna Pavlovna et leurs quatre enfants devant le palais Tervuren à Bruxelles, 1826, huile sur bois, © La Haye, House of Orange-Nassau Historic Collections Trust.

Le rêve de Guillaume et d’Anna

LUXEMBOURG – Parmi les grandes collections princières, on connaît celles des Farnèse, des Este, des Lichtenstein, des Esterhazy… Mais qui mentionnerait celle réunie dans la première moitié du XIXe siècle par Guillaume II des Pays-Bas et son épouse russe Anna Pavlovna, sœur d’Alexandre Ier (le vainqueur de Napoléon) ? Elle fut pourtant somptueuse, rassemblant des Sebastiano del Piombo, Guido Reni, Memling, Van Dyck, Rubens… et quelques chefs-d’œuvre absolus comme l’Annonciation de Jan van Eyck (aujourd’hui à la National Gallery de Washington) ou le Portrait de Titus par Rembrandt (aujourd’hui à la Wallace Collection, Londres). Dispersée aux enchères à la mort de Guillaume, elle a fini dans les grands musées du monde, dont l’Ermitage. L’actuelle exposition est le fruit d’un travail de fourmi pour identifier et restituer – provisoirement - une unité perdue…
Une passion royale pour l’art à la Villa Vauban, du 12 juillet au 12 octobre 2014.

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Véronèse, Le Repas chez Lévi (après restauration), Venise, Gallerie dell’Accademia, en dépôt auprès de la Municipalité de Vérone.

Véronèse chez lui

VÉRONE – Après une première étape à Londres, à la National Gallery, la grande rétrospective Véronèse (1528-1588) est accueillie au bercail. C’est la plus importante monographie depuis celle qui se tint à Venise en 1939, à la veille de la guerre. Si son nom trahit son origine, Véronèse a en réalité obtenu tous ses succès à Venise, où il s’installe à l’âge de 27 ans. Mais sa formation, dans les ateliers du peintre Caroto et de l’architecte Sanmicheli, a bien eu lieu à Vérone, sa cité natale, et est étudiée dans la première partie de l’exposition. Un séjour en Vénétie peut donner lieu à un « itinéraire Véronèse » (par exemple, à Villa Maser, ou aux Galerie dell’Accademia à Venise) et justifie, à Vérone même, un passage par la Tombe de Juliette, haut lieu du tourisme de masse (mais aussi musée des fresques Cavalcaselle) : c’est là qu’est restauré, « en direct », le Repas chez Lévi, l’une des nombreuses peintures de banquets bibliques laissées par l’artiste, qui est libérée de son vernis pour retrouver ses teintes bleutées.
Veronese, l’illusione della realtà au Palazzo della Gran Guardia, du 5 juillet au 5 octobre 2014.

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LECTURES D'ÉTÉ

Le Centre Pompidou dans l’air du temps

Autrefois, les musées ne touchaient guère à leur collection permanente, se contentant d’y ajouter au compte-goutte leurs nouvelles acquisitions. En art contemporain, les choses ont changé et l’on se rapproche davantage du concept d’accrochage propre aux galeries. C’est notamment le cas au Centre Pompidou : puisant dans son fonds pléthorique, l’institution renouvelle la présentation du musée national d’Art moderne tous les douze ou dix-huit mois. L’objectif est d’offrir de nouveaux points de vue, de faire émerger de nouveaux artistes et de nouvelles problématiques en résonance avec l’air du temps. Se concentrant sur les trente dernières années, la présentation inaugurée le 2 juillet 2014, sous le titre « Une histoire », réunit 200 artistes et fait le point sur une phase de bouleversements majeurs : irruption de nouvelles technologies, mondialisation, nomadisme exacerbé, poids de la géopolitique avec la chute du Mur de Berlin. De Marina Abramovic à Zhang Huan, en passant par Zineb Sedira et Regina Galindo, on retrouve quelques noms connus mais l’on voit surtout s’affirmer de nouveaux foyers – la Chine, le Proche-Orient, l’Amérique latine.
Une histoire. Art, architecture et design, sous la direction de Christine Macel, Flamarion/Centre Pompidou, 2014, 39,90 €.

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Une autre Amérique

Les artistes américains, on les connaît quand ils s’appellent Basquiat et Warhol, voire, en remontant le temps, Pollock, Motherwell ou Hopper. Mais avant ? Peut-être Audubon, que les Français continuent de faire leur, et Catlin ? Mais certainement pas Peto et ses trompe-l’œil, Moran et son Grand Canyon, Sonntag et ses vues du Vermont… Accompagnant une exposition à la Fondation de l’Hermitage, voici le moyen de s’initier à cette école méconnue, à mi-chemin entre ethnologie indienne, paysagisme et reportage sur un pays en construction.
Peindre l’Amérique. Les artistes du Nouveau Monde 1830-1900, La Bibliothèque des Arts, 2014, 186 p., 49 €.

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Le mythe du Pacifique

L’été est propice aux rêves d’évasion. Le musée du quai Branly surfe habilement sur cet appétit avec son exposition sur l’esthétique Tiki Pop, inspirée de la culture océanienne et polynésienne. Le catalogue, très richement illustré, permet de prolonger la visite, et de mesurer combien le mythe de Hawaï et des îles du Pacifique a imbibé tout un pan de la culture visuelle et musicale du XXe siècle. Provoqué en partie par la guerre (et le cantonnement des marins US à Guam et aux îles Solomon), relayé par des best-sellers comme Tales of the South Pacific de James Michener et par les productions d’Hollywood, le Tiki Pop s’est réincarné dans les diners, les bowlings, les motels, les stations service, les villas privées. Largement ignoré en France, il possède enfin sa bible !
Tiki Pop, par Sven A. Kirsten, Taschen, 2014, 384 p., 39,99 €

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Maroc, année 0

Le Maroc, c’est Marrakech, la médina de Fes et ses palais, les fortifications de Ouarzazate, les mosquées et les zelliges comme nous le verrons prochainement dans une grande exposition du Louvre. Mais le Maroc possède aussi un pan trop souvent oublié de l’héritage gréco-romain. Volubilis, près de Meknès, conserve des restes émouvants du temps du Christ, lorsque Juba II y régna en tant que roi de Maurétanie, associé - et non asservi - à Rome. Les villas regorgeaient alors de colonnes, de fontaines et de mosaïques fastueuses. Cet ouvrage (qui accompagne une exposition au MuCEM de Marseille) donne un bon aperçu des bronzes d’exception (trésors nationaux au Maroc) qui pouvaient orner ces palais marocains d’il y a deux mille ans…
Splendeurs de Volubilis, Actes Sud, 2014, 190 p., 35 €.

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LES VERNISSAGES DE LA SEMAINE

Biennale Thessalonique 2017

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Fred Deux MBA Lyon

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