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N° 406 - du 5 novembre 2015 au 11 novembre 2015


Jean Mounicq, Portrait d'André Malraux, ministre de la Culture, dans son bureau de la rue de Valois, Paris, 1967. Paris, musée Carnavalet. © Musée Carnavalet/Roger-Viollet

L'AIR DU TEMPS

Comment Malraux sauva le Marais

PARIS - Au moment de lancer les ravalements du quartier parisien du Marais, il eut cette phrase bien à lui, littéraire : « Paris noir était une ville triste. C’est la saleté qui l’avait rendue triste. Le noir supprimait les ombres, donc le décor. » La loi qui porte son nom a plus de 50 ans : promulguée le 4 août 1962, elle instituait un secteur sauvegardé de 126 hectares (à peine 1% de la superficie de Paris), dans lequel s’appliquaient un certain nombre de règles de protection patrimoniale, sans interdire l’architecture contemporaine (la prochaine inauguration de la fondation Galeries Lafayette en est la preuve). La formule, qui a fait la preuve de son efficacité, a été étendue à plus de cent quartiers de France. Le Musée Carnavalet, l’une des principales icônes du Marais XVIIe siècle, engagé dans une mue qui prendra fin en 2019, détaille le cheminement de la loi, sa genèse, ses effets, en reconstituant l’histoire du quartier à partir de documents, d’une « matériauthèque » (lambris, sculptures, enseignes) et de regards contemporains (photos, dessins). La sauvegarde a-t-elle trop bien fonctionné ? Lieu autrefois assoupi, abritant une clientèle d’artisans, le Marais est devenu le quartier le plus « bobo » de la capitale…
Le Marais en héritage(s) – Cinquante ans de sauvegarde, depuis la loi Malraux au musée Carnavalet, du 4 novembre 2015 au 26 février 2016.

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EXPOSITIONS


Georgia O’Keeffe, Iris blanc [White Iris], 1930, huile sur toile 101,6 x 76,2 cm Virginia Museum of Fine Arts, Richmond © Virginia Museum of Fine Arts» © Georgia O’Keeffe Museum / ADAGP, Paris 2015.

O’Keeffe, une certaine idée de l’Amérique

GRENOBLE - Dans sa très longue carrière, elle a côtoyé les avant-gardes new-yorkaises (elle fut l’égérie de son époux, le célèbre photographe Alfred Stieglitz) avant de trouver sa terre promise dans les paysages désertiques du Nouveau-Mexique, où elle peignit des fleurs, des paysages, des bucranes, qui sont devenus des emblèmes de l’art américain du XXe siècle. La rétrospective consacrer à Georgia O’Keeffe (1887-1986) permet de brosser tout son parcours, en suivant un fil conducteur : ses rapports avec quelques grands photographes, de Man Ray à Imogen Cunningham, de Paul Strand à Edward S. Weston, dont l’œuvre l’a nourrie.
Georgia O’Keeffe au musée de Grenoble, du 7 novembre 2015 au 7 février 2016.

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Statue du dieu Horus en costume militaire romain

Un millénaire d’Egypte

LONDRES – Le British Museum tient la dragée haute à l’Institut du monde arabe et son Osiris en chassant sur les mêmes terres, celles, très profitables, de l’Egypte fantasmée. Il présente le compliqué puzzle religieux du pays du Nil, des Romains à la chute des Fatimides, sur un millénaire, entre 30 avant notre ère et 1171. On y retrouve des noms familiers, d'Osiris évidemment (devenu Serapis chez les Grecs) à Horus, personnification du pharaon, mais aussi des portraits du Fayoum, des sarcophages, codex, bustes funéraires...
Egypt, Faith after the Pharaohs Du 29 octobre 2015 au 7 février 2016.

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Alexandre Falguière, Cléo de Mérode

Vasnier, couleur champagne

REIMS - Son nom n’éveille aujourd’hui aucun écho mais Henry Vasnier (1832-1907) fut en son temps un des principaux notables de province, directeur de la maison de champagne Pommery pendant un demi-siècle. Il mit à profit ses ressources pour se bâtir une folie – la Villa Cochet - aujourd’hui restaurée et renommée Villa Demoiselle - par ses nouveaux propriétaires (les Vranken) et pour se constituer une collection d’art de premier ordre. Elle comprendra des toiles de Boudin, Fantin-Latour, Monet, Puvis de Chavannes, des sculptures (Falguière), des verres et du mobilier de Gallé (à qui il commandera également un célèbre foudre de 75 000 litres). Ses dons formeront le noyau du musée des Beaux-Arts de Reims : ils reviennent en partie à la maison…
Henry Vasnier, les passions modernes d’un collectionneur audacieux, à la Villa Demoiselle, du 6 novembre 2015 au 22 mai 2016.

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PHOTOGRAPHIE


Amine Landoulsi, Silence ça tourne

Clichés du monde arabe

PARIS – Les images qui nous viennent du monde arabe sont souvent marquées au sceau de la violence ou de la religion tant il est vrai que les convulsions de l’histoire contemporaine y sont plus intenses qu’ailleurs. Elles sont d’ailleurs souvent le fait d’observateurs étrangers, qui sont bien représentés dans cette première Biennale (Samuel Gratacap, Bruno Barbey, etc.). Mais son intérêt repose surtout sur la présence des locaux. Que photographient les Arabes eux-mêmes ? Les thèmes d’actualité ne sont certes pas absents de leur œuvre mais il y a aussi place pour une photographie intimiste, sociale, voire conceptuelle. Le Libanais Joe Kersrouani interroge l’hypertrophie urbaine de Beyrouth, Emy Kat enquête sur le patrimoine architectural du Hedjaz, Farah Al-Qasimi étudie comment la mondialisation prend prise au cœur du désert. Organisée en huit lieux parisiens, réunissant 50 artistes différents, la biennale propose un regard polyphonique sur un monde trop souvent décrit comme fanatique et rétrograde.
Première Biennale des photographes du monde arabe contemporain, à l’Institut du monde en huit lieux parisiens, du 11 novembre 2015 au 17 janvier 2016.

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LIVRES

Curtis, une vie pour les Indiens

Il a tellement lié son nom à L’Indien d’Amérique, son œuvre majeure, qu’on le prendrait volontiers pour un Comanche, en Crow ou un Nez-Percé. En réaliste, Edward S. Curtis (1868-1952) était le prototype parfait du petit Américain blanc. Fils d’un vétéran de la guerre de Sécession, éternel invalide, il dut quitter l’école pour gagner le pain de sa famille – chassant, pêchant, cultivant. Blessé à la colonne vertébrale en tombant d’un arbre, il passe son année de convalescence à construire une chambre photographique. Le reste ressemble à un conte de fées : après avoir hypothéqué son lopin de terre, il devient le photographe le plus couru de Seattle puis se passionne pour l’Amérique indienne. Devenant l’ami du président Ted Roosevelt, obtenant le financement de JP Morgan, l’homme le plus riche du monde, il va constituer une inégalable encyclopédie photographique (mais aussi littéraire, avec des lexiques, est sonore, avec des enregistrements sur rouleaux de cire) des « premières nations » américaines. Le livre conte cette saga en rappelant combien cette quête de trois décennies (1900-1930) lui coûtera : son mariage, son argent et sa santé. Curtis vivra d’expédients à la fin de sa vie, inventant même une machine artisanale à trier le minerai d’or et mourra quasi indigent. Un jeu complet de ses vingt volumes atteint aujourd’hui deux millions de dollars…
L’attrapeur d’ombres, la vie épique d’Edward S. Curtis, par Timothy Egan, Albin Michel, 2015, 448 p., 24 €.

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LES VERNISSAGES DE LA SEMAINE


ENTRER

5 novembre 2015 - PARIS - Centre Wallonie Bruxelles

5 projets récents d'architecture en Belgique (Photo : Artothèque de Mons par L'Escaut Architecture/Atelier Gigogne, © François Lichtle)

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EN BREF

KATMANDOU – Le 1er festival Photo Kathmandu se tient du 3 au 9 novembre 2015.

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NEW YORK – Performa 15, manifestation biennale d’art contemporain consacrée à la performance, se tient du 1er au 22 novembre 2015.

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PARIS - Le Salon international du patrimoine culturel se tient du 5 au 8 novembre 2015 au Carrousel du Louvre.

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PARIS – Photo Saint-Germain-des-Prés, festival photographique, se tient du 7 au 22 novembre 2015.

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PARIS - Huang Yong Ping, artiste chinois installé en France, est l’invité de la manifestation monographique Monumenta 2016 au Grand Palais, du 8 mai au 18 juin 2016.

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ROME - La fontaine de Trevi a rouvert le 3 novembre 2015 après 17 mois de restauration, financés par la maison de mode Fendi.

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