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N° 454 - du 15 décembre 2016 au 21 décembre 2016


Giovanni Prini, Les Amants, marbre, 1913.

Prini, sous le signe de Rodin

ROME - Il est courageux, de nos jours, de faire des expositions de sculpture si l’artiste ne s’appelle pas Rodin, voire Maillol ou Bourdelle. Giovanni Prini (1877-1958), qui est mis en avant à la Galleria d’arte moderna, est mal connu chez lui, et carrément inconnu à l’étranger. Il fait pourtant partie d’une génération dorée de l’art italien, en tant que contemporain et ami de Sironi, Cambellotti, Boccioni, Severini, tous habitués de sa maison de Via Nomentana, et qui jouèrent un rôle dans les mouvements à cheval entre le symbolisme, l’Art nouveau et le futurisme. Abordant aussi bien des thèmes bibliques et patriotiques (statue de la Victoire, bustes mortuaires), que les portraits de ses proches (comme Lilli, la fille de Giacomo Balla), il a laissé avec ses Amants de 1913 une œuvre souvent reproduite, où l’influence du Baiser de Rodin semble claire. Cette personnalité étonnante, à laquelle on peut reprocher certaines collusion avec le pouvoir (il est l’auteur d’une statuaire à la gloire du fascisme et a donné des cours à la reine Elena) a aussi dirigé la fabrique de jouets S.F.A.G.I. dans l’entre-deux-guerres. Ses curieux birilli (pions pour le billard italien) ont été montrés dans l’exposition « The Child of the Century » au MoMA en 2013.
Giovanni Prini, il potere del sentimento à la Galleria d’arte moderna, du 21 décembre 2016 au 26 mars 2017.

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