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ArtAujourdhui.Hebdo

N° 478 - du 15 juin 2017 au 21 juin 2017


Paul Cézanne, Montagnes en Provence (Le Barrage de François Zola), vers 1879, huile sur toile, 53,5 x 72,4 cm. Amgueddfa Cymru / National Museum of Wales, Cardiff - Gwendoline Davies Bequest, 1952 (exposition à la Fondation Gianadda).

L'AIR DU TEMPS

Du neuf sur Cézanne

MARTIGNY - Peut-on encore dire du nouveau sur un artiste aussi connu et recherché que Cézanne ? Le prix atteint par certaines de ses œuvres (les Joueurs de cartes, acquis en transaction privée par la famille du Qatar, à plus de 200 millions d’euros, serait l’un des trois tableaux les plus chers du monde) semble l’exclure. Pourtant, la Fondation Gianadda, sur la centaine d’œuvres réunies sous un titre inspiré de Mahler, a tenu le pari d’en présenter une dizaine jamais montrées au public. Il y a là des toiles de formation, copiées sur des artistes comme Lancret ou Prud’hon, une nature morte de jeunesse (Objet en cuivre et vase de fleurs) mais aussi des paysages du fameux petit port marseillais qui allait marquer l’art moderne comme ce Village des pêcheurs à l’Estaque, qui sera bientôt visible dans la collection permanente du musée de Philadelphie. La redécouverte d’un peintre avec des yeux neufs, le contact avec des toiles « fraîches », peu ou jamais vues : pour un peu, on se croirait catapulté aux temps héroïques de 1894, quand l’Etat français refusait les Cézanne que lui léguait Caillebotte…
Cézanne, le chant de la terre à la Fondation Gianadda, du 16 juin au 19 novembre 2017.

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Fred Deux MBA Lyon

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