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ArtAujourdhui.Hebdo

N° 482 - du 13 juillet 2017 au 13 septembre 2017


Paul Delvaux, La Fenêtre , 1936, huile sur toile, 110 x 100 cm. Collection Musée d’Ixelles, Bruxelles, photo Mixed Media © Fondation Paul Delvaux, St Idesbald, Belgique / ADAGP, Paris 2017.

Delvaux, surréaliste belge

ÉVIAN - Décédé presque centenaire, Paul Delvaux (1897-1994) est un exposant de pointe du surréalisme belge, qui ne se limitait pas qu’à Magritte et comptait des personnalités remarquables comme Scutenaire ou Nougé. Sa vie est sans éclat - né près de Liège, il meurt à Furnes, à l’autre bout de la Belgique sans grand voyage entre les deux - mais son monde intérieur est d’une étrangeté exotique. Châteaux et parcs d’un classicisme très italien y sont habités par des femmes nues, des squelettes, des colonnes et des statues aux bras cassés. Il y a bien sûr du Chirico, du Ernst, du Tanguy et qui l’on voudra reconnaître, mais avec une petite musique particulière - ce goût pour les gares et les trains, les fenêtres, les longues perspectives. L’exposition est basée sur une riche collection particulière, celle des époux Ghêne, et permet de suivre tout le parcours du peintre. Une œuvre importante, l’Incendie (1935), que Delvaux avait coupée en deux, est présentée dans son intégrité : les deux moitiés sont réunies et devraient le demeurer à l’avenir, les collectionneurs ayant promis de faire don de la leur aux Musées royaux des beaux-arts, qui ont le pendant.
Paul Delvaux, le maître du rêve au Palais Lumière, du 1er juillet au 1er octobre 2017. Catalogue Somogy, 216 p., 35 €.

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