Massacre innocents Chantilly

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ArtAujourdhui.Hebdo

N° 491 - du 9 novembre 2017 au 15 novembre 2017


Eugène Giraud, Le bal de l’Opéra, 1866, huile sur toile, 172 x 125 cm, Musée Carnavalet, Paris.

Un XIXe siècle oublié

ZURICH - Que sont-ils devenus les Bouguereau, Meissonier, Couture, Cabanel ? Ces stars de la peinture française académique du XIXe siècle - excellents praticiens entourés d’ateliers pléthoriques - ont employé leur talent dans des portraits mondains ou des allégories antiques éclairées de charmantes chairs féminines. Avec leurs naissances de Vénus, anges déchus et autres Cincinnatus recevant les ambassadeurs, ils sont bien oubliés, alors que leur renommée éclatante (ils étaient les gloires du Salon, point de passage obligé) semblait les mettre à l’abri d’un tel ostracisme. En les comparant à ceux qui les ont supplantés (Courbet, Manet, Cézanne, etc.), l’exposition montre qu’ils ont néanmoins joué leur rôle dans la modernité et que certains ont même produit une peinture sociale que l’on n’attend pas d’eux (sur la prostitution, les miséreux, etc.) largement occultée. Ce qui est déclassé comme kitsch ou ringard revenant automatiquement à la mode, l’heure est peut-être venue de retrouver goût à Paul Delaroche, Alfred Stevens ou Eugène Giraud…
Acclamée et brocardée, la peinture française 1820-1880 au Kunsthaus Zurich, du 10 novembre 2017 au 28 janvier 2018.

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