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ArtAujourdhui.Hebdo

N° 502 - du 8 février 2018 au 14 février 2018


Teodoro Wolf Ferrari, L'Ile mystérieuse, 1917, huile sur toile, 76x97 cm, collection particulière (exposition à Conegliano).

LIVRES

Clouzot, pas que cinéaste

« Mais vous êtes peintre vous-même ? », lui demande André Parinaud en 1956, et il répond, faussement modeste : « Très peu, la preuve c’est que j’aime la peinture des autres. » Cela, on le savait, ne serait-ce que pour son Mystère Picasso, devenu un film de référence, qu’il tourne en 1955 aux studios de la Victorine à Nice dans une fournaise qui épuise le peintre andalou… Mais la découverte dans ce catalogue, qui accompagne l’exposition ouverte à la Cinémathèque française jusqu’en juillet, est l’étendue des talents de ce présumé sadique. Il photographie (de belles femmes nues, mais pas seulement : cadrages et mises en scène sont bien là), il peint et il dessine ave un trait fleuri, qui se situe quelque part entre Picasso, Cocteau et Calder. L’ouvrage repasse toute sa carrière, ses rapports avec le monde de l’art (qui se souvient que Siné dessina le dossier de presse des Espions en 1957 ?) et les remarquables techniciens du cinéma qui l’accompagnèrent (dont les chefs décorateurs Max Douy et René Renoux). On regrette une utile chronologie…
Le mystère Clouzot, sous la direction de Noël Herpe, Liénart/Cinémathèque française, 2017, 216 p., 29 €.

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