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ArtAujourdhui.Hebdo

N° 511 - du 12 avril 2018 au 18 avril 2018


Intérieur de Punta della Dogana, avec vue du rideau Blood de Félix Gonzalez-Torres (1992). Photo R. Pic

L'AIR DU TEMPS

Lettre de Venise

« Dans Venise la rouge, pas un bateau qui bouge », chantait Musset. Que dirait-il de la Sérénissime en ce début de printemps, quand les gondoliers ne savent plus où donner de la tête face à l’afflux de touristes asiatiques ? Après le creux post-carnaval, la ville reprend des couleurs. La place Saint-Marc est pleine, tout comme les maxi-boutiques de luxe près de l’église San Moisè. Le pont de l’Accademia, construit en 1933, subit une cure de jouvence : il est entièrement empaqueté pour restauration et les touristes devront attendre juin (si tout va bien) pour revoir sa silhouette caractéristique. Autant dire que l’inauguration de la Biennale d’architecture, le 24 mai, se fera sans lui et que la polémique sur les ponts vénitiens aura l’occasion de rebondir. Tout en verre, le pont de la Constitution, signé Calatrava, est toujours aussi glissant et la neige de cet hiver y a causé un record de chutes. Une solution énergique comme celle prise à Bilbao pour son cousin (pose de tapis antidérapants), n’est pas encore d’actualité. Attention, donc, pour les touristes arrivant du parking : à Venise, la saison culturelle demande un pied sûr.

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