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N° 515 - du 10 mai 2018 au 16 mai 2018


Caspar David Friedrich, Voyageur contemplant une mer de nuages, vers 1817, huile sur toile, 94.8 x 74.8 cm, Hamburger Kunsthalle © SHK / Hamburger Kunsthalle / bpk / Elke Walford.

L'AIR DU TEMPS

Le XIXe siècle, une école d'évasion

BERLIN - Partir, c’est mourir un peu, mais c’est aussi apprendre, découvrir, échanger. Chez les artistes, écrivains, comédiens ou peintres, c’est un élan incompressible que cette « envie de voir le monde ». Comment a-t-elle été transcrite au XIXe siècle ? C’est le thème de cet accrochage, qui puise dans une vaste sélection d’artistes européens, montrant qu’il s’agissait d’une pulsion partagée. On y retrouve aussi bien Friedrich – qui a produit quelques icônes sur le sujet, dont ces hommes esseulés face à une mer de glace ou de nuages – ou Renoir – un simple chemin de campagne serpentant entre les coquelicots peut porter loin… L’errance se goûte mieux à pied et tous ces baladins des temps passés ont une canne, un piolet, un sac, de bonnes chaussures pour les aider à avancer : le Danois Willumsen, le Russe Kramskoy, le Suisse Hodler… Ce goût pour l’évasion et le contact direct avec la nature impliquait déjà un ralentissement des rythmes – une question toujours plus actuelle, qui s’incarne notamment dans les appels à la décroissance.
Wanderlust à l’Alte Nationalgalerie, du 10 mai au 16 septembre 2018.

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