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ArtAujourdhui.Hebdo

N° 520 - du 14 juin 2018 au 20 juin 2018


Sam Gilliam, Crystal, 1973, acrylique sur toile, 236 x 75 x 19 cm. Photo: Fredrik Nilsen, Courtesy of the artist and David Kordansky Gallery, Los Angeles © 2018, ProLitteris, Zurich.

Gilliam sacré à Bâle

BÂLE - Chez les Gilliam, on connaît plutôt Terry, le patron des Monty Python remis au centre de l’actualité par l’interminable saga judiciaire et cinématographique sur son Don Quichotte. Mais le patronyme d’origine normande (dérivé de Guillaume) a d’autres porteurs notables, parmi lesquels Sam, un peintre né à Tupelo dans le Mississippi en 1933, apôtre de sa couleur (premier peintre noir américain à représenter les Etats-Unis à la Biennale de Venise, en 1972, où il est revenu en 2017) et des couleurs. Mis par commodité dans le courant de l’expressionnisme abstrait, il s’est fait une spécialité de drapés à sa façon : des toiles dépourvues de cadres, qui évoquent les draps que les lavandières mettaient à sécher. La série qu’il a faite à partir de 1968, en pleine époque troublée des revendications contre le pouvoir blanc, est présentée dans les salles du Kunstmuseum, alors que ses toiles font également fureur à Art Basel, où elles approchent en transaction du million de dollars. Une reconnaissance tardive mais significative à l’heure où d’autres grands artistes africains-américains comme Kerry James Marshall ou David Hammons occupent le devant de la scène…
Sam Gilliam, the Music of Color, au Kunstmuseum, du 6 juin au 30 septembre 2018.

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