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ArtAujourdhui.Hebdo

N° 537 - du 6 décembre 2018 au 12 décembre 2018


Giovanni Bellini, L’Agonie au Jardin des oliviers, vers 1458-60, détrempe à l’œuf sur bois, 80,4 × 127 cm, The National Gallery, Londres.

L'AIR DU TEMPS

Moi Bellini, toi Mantegna

LONDRES – Ce n’est pas une histoire de deux villes comme chez Dickens, quoique… Mantegna et Bellini sont beaux-frères et amis mais ils sont aussi les porte-étendards de leur cité respective – Mantoue pour le premier, qui s’y est installé à 30 ans et où il travaille pour la dynastie des Gonzague, Venise pour le second, où il a une clientèle de riches patriciens. L’un serait une sorte de haut fonctionnaire, l’autre un entrepreneur avisé… Contemporains (ils sont nés au début de la décennie 1430), les deux hommes se soumettent mutuellement à une émulation stimulante. Pietà, paysages et portraits de dévotion sont des sections qui permettent de comparer leur production. L’exposition aime jouer sur les rapprochements significatifs : entre les deux versions de l’Agonie au Jardin des oliviers, voisines depuis 150 ans au sein même de la National Gallery, ou entre celles de la Présentation au Temple dont l’une provient de Venise (celle de Bellini conservée à la fondation Querini-Stampalia) et l’autre de Berlin (celle de Mantegna, à la Gemäldegalerie). Tableaux voyageurs comme l’étaient les peintres eux-mêmes à l’époque…
Mantegna & Bellini à la National Gallery, jusqu’au 27 janvier 2019.

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