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ArtAujourdhui.Hebdo

N° 547 - du 11 mars 2019 au 17 mars 2019


Andrea del Verrocchio, Jeune Femme aux fleurs, vers 1475, marbre, 59 x 46 x 24 cm. Florence, Museo Nazionale del Bargello, dépôt du ministère des Biens culturels.

LIVRES

Fournier, prénom Jean

Il a un nom banal, mais sa carrière ne l’a pas été : Jean Fournier a été l’un des galeristes parisiens marquants de la seconde moitié du XXe siècle. Cette biographie, première d’une série promue par le Comité professionnel des galeries d’art, détaille son parcours, qui l’a vu passer de la bibliophilie (une passion qui ne l’a jamais quitté, et qui explique le soin maniaque qu’il consacrait aux cartons d’invitation) à la défense de l’art le plus contemporain, d’une façon aussi décidée que son alter ego Claude Bernard, avec quelques artistes emblématiques comme Simon Hantaï, Claude Viallat ou l’Américaine de Paris Shirley Jaffe. Fils de petits commerçants de la Nièvre, apprenti-boucher aux Halles, il change de monde en entrant à la librairie Galignani puis à la librairie-galerie Kléber, où il signe en 1954, à l’âge de 32 ans, sa première exposition avec Joseph Sima, que lui a présenté la fille de Colette. S’ensuivra, jusqu’à sa mort en 2006, plus d’un demi-siècle d’activité, entre la rue du Bac et la rue Quincampoix, avec Degottex, Sam Francis, Buraglio ou Joan Mitchell, encore si peu reconnue dans les année 1980 qu’il en parlait comme d’une « jeune artiste »…
Jean Fournier, un galeriste amoureux de la couleur, par Catherine Francblin, éditions Hermann, 2018, 148 p., 23 €.

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