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N° 560 - du 28 novembre 2019 au 4 décembre 2019


Konrad Mägi, Choux marins, 1913–1914, huile sur toile, 56 × 66,2 cm. Musée national d’art d'Estonie.

Mägi, redécouverte du plus grand peintre estonien

TURIN - Ses contemporains et homologues s’appelaient Vincent Van Gogh ou Alfred Sisley. Mais qui se souvient de son nom ? Si certains le confondent avec un bouillon-cube, Konrad Mägi, mort à 47 ans en 1925, est surtout considéré comme le père de la peinture estonienne du XXe siècle. Né sur un balcon périphérique de l’Europe, il ne cessera de bouger pour élargir ses horizons (études à Saint-Pétersbourg, longs séjours en Norvège, à Paris, en Italie) mais conservera toujours une passion pour les paysages (notamment les lacs) et les lumières de sa jeunesse. Mêlant des influences aussi variées que les motifs Art nouveau, le symbolisme, les contes d’Edgar Poe ou l’anthroposophie de Rudolf Steiner, il produira des paysages éclatants, tendant vers l’abstraction, des portraits, des scènes urbaines mais aussi des dessins épurés de motifs végétaux. C’est la première exposition de cette importance hors du pays : son œuvre, cachée pendant l’époque soviétique car taxée d’un excès de « subjectivité » n’a guère quitté le musée national de Tallin.
Konrad Mägi. La luce del Nord aux Musei Reali, du 30 novembre 2019 au 8 mars 2020.

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