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ArtAujourdhui.Hebdo

N° 560 - du 28 novembre 2019 au 4 décembre 2019


Felice Casorati, Portrait de Riccardo Gualino, 1922, huile sur bois, coll. part.

Collection Gualino, une incroyable saga

CHAMBERY – Sa collection a alimenté pendant des décennies les antiquaires d’Europe et d’Amérique. Riccardo Gualino (1879-1964) fut un condottière industriel, qui anima pendant cinquante ans le capitalisme italien (et français, où il eut des intérêts dans les engrais, l’immobilier ou la banque avec le mal famé Oustric). Il fut aussi un esthète raffiné qui s’entoura de pièces magnifiques – statuettes Han, panneaux sur bois du XIVe siècle ou toiles impressionnistes. Sa collection, qu’il perdit pour l’essentiel après la crise de 1929, comprenait aussi bien la Vierge en trône de Duccio que la Vénus de Botticelli ou le fameux Nu couché de Modigliani qu’un acheteur chinois a emporté pour 170 millions de dollars lors d’une vente chez Sotheby’s en 2015… Le musée présente cette extraordinaire saga avec quelques joyaux aujourd’hui conservés à la Galleria Sabauda de Turin ou à la Banque d’Italie à Rome (au Palazzo Koch, qui vient de rendre accessible, depuis le 28 novembre, sa collection d’art oriental). Y figurent notamment une Mater Dolorosa de Domenico Veneziano, Vénus et Mars de Véronèse, Paysage de campagne au coucher du soleil de Monet. Un portrait par Felice Casorati nous restitue le visage volontaire de Gualino, personnage romanesque qui mériterait un film…
Riccardo Gualino, le magnifique au musée de Chambéry, du 21 novembre 2019 au 22 mars 2020.

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