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IMAGINER LA LUMIÈRE
Chapitre II


DU 9 NOVEMBRE AU 22 DÉCEMBRE 2007

Qu’ils soient en fer, bois, bronze ou métal nickelé, parés de galuchat, de laque ou simplement de verre dépoli, ces luminaires nous restituent la vérité de leurs créateurs.

JACQUES LE CHEVALLIER (1896-1987) & ROBERT KOECHLING Lampe de chevet dite à « créneaux » en tôle d'aluminium et ébonite noire, à support vertical découpé, cache ampoule demi-cylindrique orientable. Base à découpe géométrique. Monogrammée JLC à la pointe.
Modèle Type 43. Circa 1929 Hauteur : 30 cm

 

GALERIE JACQUES DE VOS

7 rue Bonaparte
75006 PARIS

INFORMATIONS :

Tél. : 01 43 29 88 94
Fax : 01 40 46 95 45
Mail : artdeco@devos.com
Site : www.galeriedevos.com
www.artnet.com/galeriedevos.html

HORAIRES :

Tous les jours
sauf dimanche,
de 10h30 à 19 heures

CONTACTS :

Jacques De Vos
Audrey de Prat
Géraldine Audiberti
Tel : 01 43 29 88 94

LES ARTISTES PRÉSENTÉS

Bagge - Bérard - Besnard - Chareau - Damon - Desny - Dourgnon - Frank - Giacometti - Gray - Guariche - Lacroix - Lebovici - Le Chevallier - Le Corbusier - Legrain - Matégot - Mouille - Ruhlmann - Sornay


« Le lieu le plus sombre est toujours sous la lampe » dit un proverbe chinois. L’exposition de la galerie De Vos montre que cet objet utilitaire, qui a connu une révolution avec l’apparition de l’électricité, a été un fertile terrain d’expérimentation pour les créateurs du XXe siècle. Outre les décorateurs spécialisés, il a aussi inspiré des figures comme Giacometti ou Le Corbusier .


Histoires de lampes

Ces lampes nous racontent des histoires qui sont les nôtres. Parfois objets d’art, parfois objets sans importance… peu importe. L’expression de chacun passant d’abord par leur silence, par leur obscurité. La lumière électrique accentue leurs formes, leur donne vie et les dote d’enrichissements symboliques qui vont se télescoper au cours du siècle, selon les influences des différents styles décoratifs. «M. Thomas Alva Edison, pardonnez-nous nos abat-jour », écrivait Ingo Maurer, tout en reconnaissant leur utilité et leur charme.
Pour « abattre le jour », quoi de mieux qu’un bout d’étoffe ou de parchemin ?
La force de tous ces poètes de la lumière, réside dans l’audace de leurs innovations.


L’esprit UAM

En 1998, la première présentation de « Imaginer la lumière » avait principalement porté sur le travail de Jean-Michel Frank, l‘apôtre d’une décoration épurée qui touche à l’ascèse, et de ses amis Alberto et Diego Giacometti. Cette nouvelle manifestation n’oublie pas ceux-ci, mais souligne le caractère moderniste de leurs contemporains comme Pierre Chareau, l’auteur de la célèbre Maison de verre de la rue Saint-Guillaume, qui a aussi bien collaboré avec Jean Lurçat sur des tapisseries que sur les décors de films de Marcel L’Herbier. Le Corbusier, Lacroix, Bagge, Martin, Garetto, Dourgnon et Sornay sont d’autres noms incontournables, à côté de ceux de Legrain et d’Eileen Gray. L’esprit UAM (Union des Artistes Modernes) est omniprésent, mettant en exergue les racines du design d’hier et d’aujourd’hui.


De Le Chevallier à Matégot

Il s’agit par ailleurs de préciser qu’au cours d’une même période, et plus particulièrement celle allant de 1920 à 1940, dans laquelle s’illustre la galerie, des artistes aussi talentueux et différents que Ruhlmann, Desny ou Jacques Le Chevallier (1896-1987), devenu maître verrier dans l’atelier de Louis Barillet, qui collabora avec Mallet-Stevens à la réalisation de la villa Noailles à Hyères et joua après la guerre un rôle fondamental dans la renaissance de l’art sacré. Tous ont trouvé à s’exprimer simultanément, sans se préoccuper de l’un ou de l’autre, en se respectant souvent et même en comprenant tacitement le cheminement opposé. L’exposition trouve son point d’orgue dans les créations de Mouille, Matégot, Guariche et Lebovici.

Illustration de droite : EDMOND WANNER pour LE CORBUSIER (1887 - 1965) Lampadaire en métal chromé à réflecteur conique surmontant trois disques. Fût et base circulaire. La base est surmontée d'un disque chromé. 1931-32. Hauteur : 177,5 cm - Diamètre de la base : 33 cm. Provenance: Immeuble "Clarté", Genève.


Illustration de gauche : JEAN-MICHEL FRANK (1895-1941) C. 1930 Lampadaire en chêne entièrement gainé de galuchat teinté brun clair. Fût trapézoïdal reposant sur une base rectangulaire. Restaurations anciennes, abat-jour refait à l'identique. C. 1930 Hauteur : 146 cm (totale : 175 cm) Base : 45,5 x 20 cm


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