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ART CONTEMPORAIN

Miroslav Tichy

Calogue d'expostion

En feuilletant les premières pages, on a l’impression d’entrer en contact avec un moderne Robinson : boucanier à la barbe inculte et au gilet rapiécé, Miroslav Tichy se sert d’instruments rafistolés au scotch et au carton, qui semblent sortis d’un naufrage ou d’un passage au pilon. L’homme est un photographe mais l’on a mis beaucoup de temps à s’en apercevoir. S’il bénéficie actuellement d’une exposition-consécration au Centre Pompidou (jusqu’au 21 septembre), le premier article sur son œuvre n’est paru qu’en 1989, quand il avait 66 ans. C’est que l’œuvre de Tichy - des images souvent floues, recadrées, redessinées au bic - est toute particulière. Ce « voyeur » s’est adonné pendant un quart de siècle à une seule occupation : photographier de loin, avec ses téléobjectifs faits maison, des femmes ou des bouts d’anatomie féminine volés dans la rue, à la campagne, au bord du lac. Bref, le personnage que l’on aurait plutôt tendance à enfermer en hôpital psychiatrique (ce qui fut d’ailleurs le cas dans sa Tchécolovaquie natale) qu’à célébrer dans un musée d’art contemporain… Présenté en 2004 à la Biennale de Séville par le grand découvreur que fut Harald Szeeman, Tichy, qui ne photographie plus depuis longtemps, semble définitivement sorti de la marge.

• Miroslav Tichy, éditions du Centre Pompidou, 2008, 178 p., ISBN : 978-2-84426-364-3, 29,90 €

Miroslav Tichy - Calogue d'expostion


Critique parue dans la newsletter N° 100 - du 4 septembre 2008 au 10 septembre 2008

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