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HISTOIRE DE L'ART

Leo Castelli

Annie Cohen-Solal

Il a marqué le marché de l’art de l’après-guerre : le nom de Leo Castelli est indissociable d’artistes comme Barnett Newman, Richard Rauschenberg, Jasper Johns ou Richard Serra, qu’il diffusait à la tête d’une véritable franchise de succursales où firent leurs armes certains des grands galeristes actuels comme Larry Gagosian ou Jeffrey Deitch. Cette biographie se lit d’un trait tant le personnage est romanesque : Juif triestin, mauvais élève mais passionné de littérature, athlète consommé, il séduit Ileana Shapira, héritière d’une grand famille, belle comme un cœur, lors d’un stage aux Assicurazioni Generali à Bucarest dans les années trente. Sous le nom d’Ileana Sonnabend, elle sera une autre icône du marché de l’art international pendant plus d’un demi-siècle. Fonctionnaire de la Banque d’Italie, engagé dans l’armée américaine pendant la guerre, courtier en œuvres de Kandinsky, Leo Castelli ouvre enfin sa galerie à l’âge de 50 ans et règne depuis Manhattan comme un prince de la Renaissance, séduisant artistes, collectionneurs et un escadron de jolies femmes, jusqu’à son décès à 91 ans, en 1999 : un individu « bigger than life » comme disent les Américains.


Leo Castelli par Annie Cohen-Solal, Gallimard, 2010, 560 p., 33 €

ISBN 978-2-07-077349-7

Leo Castelli - Annie Cohen-Solal


Critique parue dans la newsletter N° 164 - du 25 février 2010 au 3 mars 2010

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