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ARTS DéCORATIFS

Concubines et courtisanes, la femme dans l’art érotique chinois

Ferry M. Bertholet

Sous ses dehors croustillants, ce livre, qui montre une importante collection particulière, confirme que les Chinois d’autrefois ne faisaient pas preuve de pudibonderie excessive dans les arts de l’amour et que leur tolérance face à certaines pratiques (l’homosexualité notamment) était plus grande qu’elle ne l’est aujourd’hui en bien des endroits. L’accumulation de figurines – en bronze, en porcelaine, en ivoire – mais aussi de peintures sur soie ou sur papier, jusqu’aux chromos du Shanghai des années 1930 détaillant toutes sortes de figures licencieuses – montre que l’art érotique chinois a connu un âge d’or d’un millénaire, malgré les périodiques rappels à l’ordre, notamment sous les dynasties mandchoues du XVIIe siècle. Chemin faisant, l’auteur dresse un portrait en creux du statut de la femme dans la Chine impériale. Barrée aux examens, interdite de charges publiques, elle ne pouvait guère s’affirmer que par son intronisation comme épouse ou concubine d’un homme puissant. Ce qui impliquait de passer par le supplice des pieds bandés, pour faire ressembler l’organe de la marche, le plus érogène pour les Chinois, à une fleur de lotus non éclose…


Concubines et courtisanes, la femme dans l’art érotique chinois, par Ferry M. Bertholet, Fonds Mercator, 2010, 210 p., 54 €.

Concubines et courtisanes, la femme dans l’art érotique chinois - Ferry M. Bertholet


Critique parue dans la newsletter N° 196 - du 2 décembre 2010 au 8 décembre 2010

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