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PHOTOGRAPHIE

Félix Thiollier, photographies

Thomas Galifot

II était industriel rubanier à Saint-Etienne. A l’âge de 35 ans, il décide de dissoudre sa société prospère et de vivre de ses rentes pour pouvoir s’adonner à sa passion, l’érudition locale et la prise de vues. Il fit bien car, aujourd’hui, Félix Thiollier (1842-1914) est davantage connu pour les services rendus à la photographie que pour sa contribution à l’industrie textile du Forez. Redécouvert en 1995 lors d’une exposition au musée d’Art moderne de Saint-Etienne, cet homme qui a laissé à sa mort 18 800 négatifs, 9100 plaques positives sur verre et 920 autochromes, s’est d’abord intéressé aux traditions locales et à l’architecture (avec une belle série sur la Bastie d’Urfé, alors en ruine). C’est ce que montre ce catalogue (l’exposition se tient jusqu’au 10 mars 2013 au Musée d’Orsay) qui rappelle aussi le reste : plutôt que se complaire dans l’exaltation d’un paysage arcadien (chemineaux, lavandières, forêts et étangs), Thiollier s’intéresse de près à l’industrialisation de Saint-Etienne et dresse un portrait sincère de la « ville noire », y trouvant aussi motif d’admiration esthétique. Maisons de mineurs, dépôts de ferraille, grappilleurs arpentant les terrils, ciels chargés en bitume : ces images parlantes de la Révolution industrielle ont impeccablement passé l’épreuve du temps.


Félix Thiollier, photographies par Thomas Galifot, éditions Courtes et Longues/Musée d’Orsay, 2012, 224 p., 40 €.

Félix Thiollier, photographies - Thomas Galifot


Critique parue dans la newsletter N° 280 - du 15 novembre 2012 au 21 novembre 2012

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