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MUSéES

L’innocence des objets

Orhan Pamuk

« L’attachement que l’on éprouve pour les objets est l’une des grandes consolations de la vie », dit l’un des héros de Orhan Pamuk. Après avoir construit un roman comme un catalogue de musée (Le musée de l’innocence), l’écrivain a franchi un pas supplémentaire en créant véritablement sa collection, ouverte au public depuis avril 2012 dans le quartier de Cukurcuma. Ce musée de l’Innocence abrite un bric-à-brac très personnel, évoquant un Istanbul en voie de disparition : des cartes postales avec des bateaux, des verres tulipe pour boire le thé, des chromos d’actrices et de footballeurs, une boucle d’oreille qui ressuscite des amours mortes… Un véritable cabinet de curiosités à mille lieux de l’universel et de l’impersonnel des « vrais » musées, qui se lit comme une tranche de vie, comme un instantané du XXe siècle finissant. Presque comme un roman : l’art et les objets ne sont-ils pas, autant que la littérature, un miroir que l’on promène le long d’une grand-route ?


L’innocence des objets, par Orhan Pamuk, Gallimard, 2012, 264 p., 35 €.

L’innocence des objets - Orhan Pamuk


Critique parue dans la newsletter N° 285 - du 20 décembre 2012 au 9 janvier 2013

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