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Inde

Steve McCurry

C’est un personnage incontournable de la peinture italienne du XIXe siècle, mais sa célébrité a peu franchi les frontières. D’outre-tombe, il peut se consoler en se observant combien la notoriété de son Baiser a dépassé la sienne, inspirant, dit-on, le Baiser de l’Hôtel de Ville de Doisneau. De formation néo-classique (il fut très inspiré par Canova), Francesco Hayez (1791-1882) est devenu l’incarnation du romantisme et un grand interprète de la peinture d’histoire, alternant également portraits pénétrants, grandes compositions murales, peintures bibliques et même bouquets de fleurs. L’ouvrage, qui accompagne une exposition rétrospective aux Gallerie d’Italia à Milan (jusqu’au 21 février 2016), passe en revue cette étonnante diversité. Il faut dire que sa carrière égale en durée celle de son compatriote Titien – ils sont tous deux vénitiens d’origine – en s’étendant sur 71 ans ! L’un de ses premiers tableaux connus (1807) le montre en famille, à l’âge de 16 ans. L’un de ses derniers (1878) est un Autoportrait à 88 ans. Il ne manque guère au livre que les dessins érotiques (exposés à Londres en 1997) d’un homme qui fut aussi un grand séducteur…


Francesco Hayez (en italien), sous la direction de Fernando Mazzocca, Silvana Editoriale, 2015, 384 p., 34 €.

Inde - Steve McCurry


Critique parue dans la newsletter N° 417 - du 4 février 2016 au 10 février 2016

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