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Guillaume Apollinaire/Paul Guillaume, Correspondance (1913-1918)

Sous la direction de Laurence Campa et Peter Read

On ne saurait exagérer l’importance d’Apollinaire (1880-1918) dans la genèse des avant-gardes. Il fut ami de Picasso, de Derain, de Chirico, du Douanier Rousseau… et plus qu’ami de Marie Laurencin ! Comme le rappelle cette correspondance, il fut aussi le mentor d’un jeune garagiste ambitieux, Paul Guillaume (1891-1934), qui arrondissait ses fins de mois en vendant des statues africaines et finit par devenir l’un des principaux marchands d’art de Paris. L’aîné, par ses billets concis, oriente, conseille, met en contact l’apprenti galeriste avec les peintres qui comptent. Il finira par lui rédiger tout seul, sous plusieurs pseudonymes, sa revue, Les Arts à Paris. Les relations s’altèreront lorsque le marchand oubliera de se présenter au mariage d’Apollinaire et le plantera plusieurs fois à déjeuner. La dernière lettre du poète, le 11 octobre 1918, est explicite : « Votre conduite vis-à-vis de moi est celle d’un fort grand voyou (…) » Un mois plus tard, il était mort et l’on ne saura jamais comment aurait évoluer cet étonnant attelage…


Guillaume Apollinaire/Paul Guillaume, Correspondance (1913-1918), sous la direction de Laurence Campa et Peter Read, Gallimard, 192 p., 19,50 €.

Guillaume Apollinaire/Paul Guillaume, Correspondance (1913-1918) - Sous la direction de Laurence Campa et Peter Read


Critique parue dans la newsletter N° 431 - du 12 mai 2016 au 18 mai 2016

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