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Le corps tatoué au Japon

Philippe Pons

Impossible, pour qui prend ses vacances sur les plages d’Europe – et particulièrement en Italie ! - de passer une journée sur la plage sans voir défiler toutes sortes d’anatomies tatouées. Papillons, serpents, mais aussi code-barres ou chiffres – comme si les camps de la mort n’avaient pas pu nous prémunir contre ce type d’inscriptions… On le sait, le tatouage a une longue histoire liée aux milieux marginaux ou aux groupes à forte identité – bagnards, marins – et le voici qui devient une mode universelle. Cet essai – par un très bon connaisseur du pays, correspondant du Monde - montre que le Japon a connu au début du XIXe siècle une frénésie comparable. Chez les palefreniers, tireurs de pousse-pousse, prostituées, dans différents milieux de la pègre mais également dans le prolétariat déraciné des villes en pleine croissance. Au point que le shogunat prit la décision d’interdire tout tatouage – aussi bien décoratif qu’infamant – punissant d’amendes ou d’emprisonnement les contrevenants. Des cahiers photographiques montrent les créations des maîtres actuels – Horihide ou Horiyoshi II. Un cliché de la page 129 fait froid dans le dos : un objet de la collection du docteur Fukushi, conservée sous verre à l’université de Tokyo : une peau humaine. Le nom du généreux donateur n’est pas indiqué.


Le corps tatoué au Japon par Philippe Pons, Gallimard, 2018, 160 p., 25 €.

Le corps tatoué au Japon - Philippe Pons


Critique parue dans la newsletter N° 525 - du 6 septembre 2018 au 12 septembre 2018

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