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ART CONTEMPORAIN

Fabian Cerredo

Emmanuel Daydé et Françoise Monnin

Il est mort en 2005, à 48 ans, tué par un cancer foudroyant, laissant une femme et quatre enfants. Ceux qui l’ont connu regrettent un homme volubile, enthousiaste, généreux. Ceux qui s’intéressent à la peinture regrettent un artiste talentueux qui a eu le temps de produire une œuvre abondante. Né à Buenos Aires, Fabian Cerredo a marié dans son art l’hyperbole sud-américaine et l’introspection européenne - si tant est que de telles catégorisations aient un sens. D’un côté, des séries charnelles et abondantes inspirées de Cent ans de solitude ou de Gargantua avec des femmes florissantes et des forêts vierges. De l’autre des portraits techniquement impressionnants évoquant Vélasquez ou Bacon, des scènes d’opéra ou de mythologie. Avec, toujours, une pâte abondante, une texture lourde modelée quasiment comme des bas-reliefs. Ce livre, par des auteurs qui l’ont connu et qui ne cachent pas leur passion, le fait revivre : un premier pas vers le catalogue raisonné ?

• Fabian Cerredo, par Emmanuel Daydé et Françoise Monnin, avant-propos de Zoé Valdés et Fernando Arrabal, éditions de l’abbaye d’Auterive, 2008, 240 p., 53 €, ISBN : 2-9524823-5-7

Fabian Cerredo - Emmanuel Daydé et Françoise Monnin


Critique parue dans la newsletter N° 95 - du 12 juin 2008 au 18 juin 2008

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