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N° 512 - du 19 avril 2018 au 25 avril 2018


Ferdinand Hodler, Le Lac de Thoune aux reflets symétriques, 1905, huile sur toile, 80,2 x 100 cm © Musée d'art et d'histoire de Genève, photo : B. Jacot-Descombes.

L'AIR DU TEMPS

Barres parallèles pour Hodler

GENEVE – Tout au long de l’année, la Suisse célèbre le centenaire de l’un de ses peintres les plus célèbres, Ferdinand Hodler, mort le 19 mai 1918 dans un appartement genevois du quai du Mont-Blanc. Parmi les différentes propositions, celle-ci, menée au musée Rath avec l’aide des riches fonds du Kunstmuseum de Berne, ne le confronte à personne qu’à lui-même. Elle s’inspire en effet d’une conférence que le peintre prononça en 1897, en pleine possession de son art (il a alors 44 ans), dans laquelle il théorise son idée des correspondances (portant sur les formes – lignes, symétrie -, les sentiments, les figures ou même sur la production d’un artiste à travers le temps) qui inspiraient son œuvre. En pleine époque symboliste, une autre approche de la question qui taraudait déjà Baudelaire…
Hodler//Parallélisme au musée Rath, du 20 avril au 19 août 2018.

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EXPOSITIONS


Claude Monet (1840-1926), Saule pleureur, entre 1920 et 1922, huile sur toile, 110 x 100 cm, Paris, musée d'Orsay. Donation de M. Philippe Meyer, 2000 © RMN-Grand Palais (musée d'Orsay) / Adrien Didierjean.

Monet l’Américain

PARIS – L’incendie de 1958 au MoMA de New York ne fit heureusement pas de victime humaine, notamment grâce à l’intervention avisée du directeur, Alfred Barr Jr., qui fit sortir les employés par le toit. Mais sa collection en sortit amoindrie avec la destruction totale d’une version des Nymphéas de Monet. Décidé à réparer cette perte, Barr obtint des dons pour en racheter une version plus aboutie et plus grande (W1992). L’épisode résume la place centrale qu’occupe Monet - et son cycle de vieillesse - dans la genèse de l’art américain du XXe siècle. Qu’on le voie comme source d’inspiration assumée (chez Ellsworth Kelly) ou comme piste parmi d’autres chez Pollock ou Rothko, la confrontation entre le vieux maître et ses jeunes épigones d’outre-Atlantique offre des rapprochements inattendus. L’exposition s’y consacre en convoquant les plus grands noms comme Barnett Newman, Sam Francis ou Clyfford Still.
Nymphéas. L’abstraction américaine et le dernier Monet à l’Orangerie, du 13 avril au 20 août 2018.

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Il Lee, MBL 1302, 2013, 84,5 x 63,5 cm, stylo bille sur papier. © Charly Gosp. Courtesy of artist and Art Projects International New York et Collection BIC.

Bic à tous les étages

PARIS – Le stylo bille 4 couleurs, commercialisé dans les années 1970, figure en bonne place dans le panthéon du design du XXe siècle, tout comme le Cristal encore plus ancien (1950) : ces instruments d’écriture signés Bic (abréviation du nom du fondateur de l’entreprise, le truculent baron Bich), ont servi sur les cinq continents. Aujourd’hui qu’ils sont devenus « culte », les artistes s’en emparent, de manière concrète ou allégorique, et en tressent les louanges : c’est le contenu de cette exposition qui réunit des noms encore peu connus du grand public, de Sara Abdu à Tatiana Wolska.
La Collection Bic, au 104, du 14 avril au 13 mai 2018.

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Titien, Ecce Homo, huile sur ardoise, 1547, 69x56 cm, Musée du Prado.

Titien on the rocks

MADRID – Il faut certes réviser ses notions de latin pour comprendre le titre savant de l’exposition. In lapide depictum : avec l’aide de Google traduction, même plus besoin du célèbre dictionnaire Gaffiot ! On comprend qu’il s’agit d’œuvres peintes sur pierre. Le Prado les présente en très petit nombre - neuf seulement – pas tant par avarice qu’en raison du choix de puiser dans sa propre collection et de la relative rareté de l’objet. Les interprètes réunis sont cependant du plus beau monde : Sebastiano del Piombo, Daniele da Volterra ou Titien. La pierre avait la vertu de l’éternité, de la solidité et captait de façon particulière la lumière. Si ces essais ne furent que des tentatives isolées dans la carrière d’artistes inventifs et curieux de nouveauté, ils ont laissé d’étonnants résultats, comme cet Ecce homo sur ardoise de Titien.
In lapide depictum. Pintura italiana sobre piedra 1530-1555 au musée du Prado, du 17 avril au 5 août 2018.

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LIVRES

Cité perdue sous le 15e parallèle

Dans les forêts touffues d’Amérique centrale, toute montagne un peu géométrique peut cacher une pyramide oubliée, toute grotte est susceptible de livrer une moisson de statuettes de jaguars en jade. Encore faut-il les trouver, et braver pour cela les insectes, les serpents, la leishmaniose… C’est un peu ce qu’a fait le journaliste Douglas Preston, déjà connu pour des sujets parus dans National Geographic, lorsqu’il a suivi des scientifiques à la recherche d’une ancienne cité au Honduras, dans la région de la Mosquitia, frontalière avec le Nicaragua. L’éloignement du pays et sa réputation de violence, l’inaccessibilité même du site constituent la meilleure protection de cette Cité du dieu singe, ensevelie sous la végétation, une trouvaille effectivement étonnante, qui semble avérer l’existence d’une civilisation parallèle aux Mayas, entièrement dissoute par les maladies européennes amenés par les colonisateurs…
La cité perdue du dieu singe, par Douglas Preston, Albin Michel, 2018, 384 p., 24 €

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LES VERNISSAGES DE LA SEMAINE


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19 avril 2018 - BRUXELLES - Wiels

Une exposition qui met en avant la richesse des collections privées belges

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COLOGNE - La foire Art Cologne se tient du 19 au 22 avril 2018.

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GLASGOW - Le festival d'art contemporain Glasgow International se tient du 20 avril au 7 mai 2018.

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Lumières nordiques

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