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N° 518 - du 31 mai 2018 au 6 juin 2018

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A droite, les Arènes. Au fond, derrière les arbres, le nouveau musée de la Romanité. Photo R. Pic.

L'AIR DU TEMPS

Nîmes, la Rome française

NIMES - C’est en tout cas ce qu’affirment les édiles, maire en tête : grâce à son patrimoine antique, notamment son amphithéâtre, la Maison carrée et la tour Magne, la cité du Gard mérite la première place de la « romanité » en France. Une affirmation que pourront contester ses voisines Arles et Narbonne mais un débat qui aura au moins la possibilité d’être étayé par des institutions de qualité. Alors qu’Arles a depuis deux décennies son musée, Nîmes inaugure son musée de la Romanité samedi, et Narbonne aura aussi son musée d’ici deux ans. A Nîmes, Elizabeth de Portzamparc a rendu une copie qui évite les analogies avec le panorama qu’elle avait en ligne de mire (les Arènes). A l’intérieur, le sarcophage de Valbonne et les mosaïques récemment mises au jour sont en bonne place tandis que le sanctuaire de la Source, véritable monument fondateur est partiellement remonté de manière spectaculaire. A côté de quelques chefs-d’œuvre de statuaire, ce sont les expressions de la vie quotidienne (de l’évocation d’un intérieur gallo-romain aux monnaies, des instrument agricoles qui font revivre un âge d’or d’il y a deux mille ans.
• Le musée de la Romanité est inauguré le 2 juin 2018.

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EXPOSITIONS


Odilon Redon, Tête de Persée, 1875, huile sur toile, 54,7 x 45,7 cm, © Kröller-Müller Museum.

Odilon Redon, peintre symphonique

OTTERLO - C’est ainsi qu’il se qualifiait, comme pour insister sur son rapport particulier avec la musique. Odilon Redon (1840-1916), champion du symbolisme, maître ès pastels, savait jouer du violon et du piano, et était un admirateur passionné de Wagner. L’exposition insiste sur cette attraction – que l’on retrouve dans certains thèmes traités (comme Parsifal). Mais il s’agit plutôt d’une communauté d’intérêts : l’inspiration antique, qui le fait par exemple aborder Salomé ou Pégase, est parallèle à celle de compositeurs de son époque. Mais les commissaires font bien de remarquer que la correspondance n’est pas toujours aussi évidente. Il s’agit plus chez Redon d’un état d’esprit, d’un jeu de synesthésie (très en vogue à la fin du XIXe siècle) tel que pouvait l’incarner Baudelaire. Les différents sens se répondent les uns aux autres, les couleurs sont associées à des sons…
Odilon Redon. La littérature et la musique au musée Kröller-Müller, du 2 juin au 9 septembre 2018.

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Paul Klee, Sans titre (Clown aux larges oreilles), 1925, poupée de théâtre guignol, 48 cm, Zentrum Paul Klee, Berne, Donation Livia Klee.

Klee universel

BERNE – On l’a baptisée « Cosmos », on aurait aussi bien pu l’appeler « Univers » : la nouvelle exposition du Zentrum Paul Klee, qui détient une part impressionnante (40%) des œuvres de l’artiste, se présente comme un panorama passionnant, car apparemment décousu, des innombrables centres d’intérêt de l’artiste. Il n’y a guère que Picasso pour avoir expérimenté dans des domaines aussi divers. Surtout connu pour ses huiles abstraites, Klee a fait bien autre chose : il a produit des marionnettes pour son fils Felix (il en reste une trentaine des cinquante qu’il fabriqua entre 1916 et 1925), il a essayé la peinture à la colle, à l’huile, sous verre, sur une infinité de textiles (mouchoirs, chemises, toiles d’avion), il a pulvérisé, gratté, poché… Cette inventivité débridée n’a pas découragé les faussaires de proposer des contrefaçons : le musée en expose une intéressante série…
Le Cosmos de Klee au Zentrum Paul Klee, du 1er juin au 28 octobre 2018.

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Zao Wou-Ki, Hommage à Edgar Varèse - 25.10.64, 1964, huile sur toile, 255 x 345 cm. Donation Françoise Marquet, 2015 Musée cantonal des beaux-arts, Lausanne © Adagp, Paris, 2018 Photo : Dennis Bouchard.

Zao de Paris

PARIS – La récente actualité sur Zao Wou-Ki a plutôt porté sur des querelles d’héritage que sur des questions d’esthétique. Cette exposition remet au centre du jeu le parcours pictural du Chinois de France (il y arrive en 1948 et a vécu ses dernières années dans le XIVe arrondissement, non loin de l’atelier de Giacometti), son glissement vers l’abstraction, notamment vers le paysage, qu’il préférait appeler « nature » et son goût pour les grands formats.
Zao Wou-Ki. L’espace est silence, au musée d’Art moderne de la Ville de Paris, du 1er juin 2018 au 6 janvier 2019.

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LIVRES

Le Picasso de Roland Dumas

En dehors des membres de la famille, comme sa fille Maya, il compte parmi les derniers à avoir intimement connu Picasso. Né en 1923, Roland Dumas, ministre des Affaires étrangères de François Mitterrand, président du Conseil constitutionnel, impliqué dans diverses affaires (Elf), a été auparavant l’avocat de l’artiste le plus célèbre du XXe siècle. Cette relation s’est nouée de 1965 (lorsqu’il fut consulté sur les possibles mesures à prendre contre Vivre avec Picasso, le livre de Françoise Gilot) jusqu’à sa mort, en 1973. C’est à lui que Picasso avait confié le sort de Guernica, l’autorisant à décider quand les conditions démocratiques seraient réunies pour l’envoi en Espagne du tableau. Ce livre d’entretiens aborde ce thème et bien d’autres : la rencontre entre les deux hommes par l’intermédiaire de Kahnweiler, les relations difficiles de Picasso avec ses enfants adultérins (Claude et Paloma), sa succession, etc. Ce faisant, Dumas fait une confidence : lorsque Jacqueline Roque décide, après la mort de Picasso, de brûler sa dernière production (des sexes de femme), c’est lui qui se propose pour craquer l’allumette…
Picasso, ce volcan jamais éteint, entretiens entre Roland Dumas et Thierry Savatier, Bartillat, 2018, 220 p., 20 €.

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LES VERNISSAGES DE LA SEMAINE


3E BIENNALE DE SCULPTURE

2 juin 2018 - FAREINS - Château Bouchet

Troisième édition de ce rendez-vous de la sculpture contemporaine en Val de Saône

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