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N° 541 - du 17 janvier 2019 au 23 janvier 2019


Joana Vasconcelos, Branco Luz. Photo Gabriel de la Chapelle

L'AIR DU TEMPS

Joana Vasconcelos, la folie des grandeurs

PARIS - Son exposition au Guggenheim Bilbao (achevée en novembre dernier) a établi un record de fréquentation avec près de 650 000 visiteurs et le magazine en ligne « Politico » l’a même placée parmi les 28 personnalités européennes de l’année 2019, à côté de Matteo Salvini, Pedro Sanchez, Jeremy Corbyn ou Youlia Timochenko (qui pourrait faire son grand retour en Ukraine). Exploitant avec humour ou cynisme les produits de la société de consommation (appareils ménagers, tampons hygiéniques ou pilules pharmaceutiques), faisant danser les fers à repasser ou mettant des plumes aux hélicoptères, l’artiste portugaise née à Paris en 1971 vit assurément un moment doré. Cette semaine, succédant à Leandro Erlich, elle prend possession du Bon Marché, où elle a accroché un de ses immenses personnages en ce patchwork de matériaux dont elle a le secret. C’est, nous dit-elle, une Valkyrie - une héroïne plutôt connue pour ses tendances guerrières. Ici, pourtant, elle perd toute dureté, adoucie, apprivoisée par les tissus qui la composent. Elle devient bienveillante et sensuelle. Imaginons que ce soit une allégorie visionnaire de la situation du continent – que les proclamations autoritaires, nationalistes, xénophobes, les exhibitions musclées fassent long feu et se résolvent en autant de pétards mouillés…
Carte blanche à Joana Vasconcelos au Bon Marché, à partir du 17 janvier 2019.

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EXPOSITIONS


Martha Hoepffner, Autoportrait au miroir, © Historisches Museum Frankfurt am Main, © Estate Marta Hoepffner.

Francfort, les années 20 lui allaient si bien…

FRANCFORT – Les festivités du centenaire du Bauhaus démarrent cette semaine avec un festival à Berlin. Un feu d’artifice d’expositions doit s’ensuivre à travers toute l’Allemagne. Celle-ci, une des premières sur le calendrier, évoque l’atmosphère moderniste dans la Francfort des premières années vingt, quand les écoles d’art, leurs professeurs et leurs élèves travaillaient main dans la main avec les édiles pour rêver d’un urbanisme à visage humain. Affiches, design, photographie, mode : des chaussures aux calandres des automobiles Adler, tout respirait un avenir riant neuf. Mais les utopies ne finissent pas toujours bien…
Modernism in Francfort au Museum Angewandte Kunst, du 19 janvier au 14 avril 2019.

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Dea Trier Morch, Vinterborn, linogravure, 1976.

Dea Trier Morch, double face

HUMLEBAECK – On connaît le Louisiana Museum pour son jardin de sculptures, pionnier en Europe. Mais le musée sait aussi accorder de l’importance à des arts plus fragiles, notamment aux œuvres graphiques. Il rend ici hommage à Dea Trier Morch (1941-2001), une créatrice peu connue hors des frontières de la Scandinavie. Auteur d’un roman féministe à succès, Vinterborn, qui a été adapté au cinéma, elle a aussi contribué à un collectif artistique très orienté à gauche des années 70 (Rode Mor). Cette diplômée des beaux-arts présente deux facettes a priori inconciliables avec ses linos efficaces : d’un côté des scènes de manifestations, de l’autre des scènes touchantes de la vie quotidienne : maternités et enfants sages…
Dea Trier Morch. Into the World au Louisiana Museum, du 17 janvier au 28 avril 2019.

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Vive la guinche

MARSEILLE – Danser, quoi de plus naturel ? Mais pas trop dans les expositions… Le Mucem essaie d’abolir les frontières en mêlant Trisha Brown, Clément Cogitore, Jean-Luc Godard et Xavier Veilhan… Il ne manque que la vidéo hypnotique de Lili Reynaud-Dewar quand elle évolue nue, le corps peint en noir, dans les salles de Beaubourg, ressuscitant Joséphine Baker...
On danse au Mucem, du 23 janvier au 20 mai 2019

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Grace Wales Bonner, l’art du mixage

LONDRES – C’est l’une des étoiles montantes de la mode, honorée du prix LVMH en 2016. Comme beaucoup de ses prédécesseurs dans la discipline – Karl Lagerfeld, Yves Saint Laurent ou Christian Lacroix - elle manifeste un appétit boulimique pour les formes d’art les plus variées. A la Serpentine, Grace Wales Bonner, 27 ans, joue le rôle de chef d’orchestre, conviant des amis et des influences variées dans la construction de sanctuaires, cabinets de curiosité mixant cultures noires traditionnelles et dernières tendances du XXIe siècle.
Grace Wales Bonner, A Time for New Dreams à la Serpentine Sackler Gallery, du 16 janvier au 19 février 2019.

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LES VERNISSAGES DE LA SEMAINE

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