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N° 545 - du 14 février 2019 au 20 février 2019


Rembrandt Harmensz. van Rijn, La Ronde de nuit, 1642, Rijksmuseum, Amsterdam. Prêt de la ville d’Amsterdam.

L'AIR DU TEMPS

Rembrandt superstar

AMSTERDAM-ABU DHABI – Ils sont 300. Cela fait penser à la guerre contre les Perses et à l’héroïsme des Spartiates aux Thermopyles. Mais il ne s’agit pas ici de soldats, simplement de gravures, en ordre aussi compact que des phalanges macédoniennes : les 300 estampes du Rijksmuseum, présentées dans leur ensemble pour la première fois. Mais aussi 22 tableaux et 60 dessins… C’est bien le minimum que l’on pouvait faire pour fêter le 350e anniversaire de la mort (dans la misère, versé dans une fosse commune) de l’un des plus grands peintres de l’histoire. Bibliques, mythologiques ou simplement banales (personnages du quotidien), ses œuvres ont toujours cette humanité touchante qui le rend étonnamment contemporain. Dans le même temps, le Louvre Abu Dhabi inaugure une version remaniée de l’exposition du Siècle d’or présentée à Paris il y a deux ans : combinant les trésors de la Leiden Collection de Thomas Kaplan (le plus grand collectionneur privé de Rembrandt au monde), et ceux du Louvre, elle offre en bonus la toile récemment acquise par le musée d’Abu Dhabi : Tête de jeune homme, les mains jointes, une œuvre de la maturité (autour de 1650), bien avant que le destin ne frappe le peintre avec les décès de ses proches ou les embarras financiers.
All the Rembrandts au Rijksmuseum, du 15 février au 10 juin 2019.

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Rembrandt, Vermeer et l’Age d’or hollandais au Louvre Abu Dhabi, du 14 février au 18 mai 2019.

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EXPOSITIONS


Beppe Ciardi, Le retour des bateaux de pêche, vers 1920, Bologne-Milan, Bottegantica.

Ciardi, les inconnus de Venise

CONEGLIANO – Les vedutisti vénitiens, ce sont évidemment Canaletto, Guardi, Bellotto, la trilogie fameuse du Settecento. Mais les gens de la Lagune n’ont jamais cessé d’en croquer les reflets changeants ou ceux de l’intérieur, cette terraferma, entre villas palladiennes, files de peupliers et sommets lointains des Alpes. En voici une véritable dynastie, active sur la période charnière de la seconde moitié du XIXe siècle et des premières décennies du XXe siècle. Le père Guglielmo (1842-1917) est un cousin des macchiaioli, qui croque le paysage italien dans une chaude lumière. Son fils Beppe (1875-1932) suit ses traces, avec une légèreté post-impressionniste mais c’est sa fille Emma (1879-1933), grande voyageuse, qui a la touche la plus enlevée, inspirée de Guardi, avec des empâtements denses, des couleurs saturées.
I Ciardi, paesaggi e giardini, au palazzo Sarcinelli, du 16 février au 23 juin 2019.

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Pablo Iturralde (Equateur, né en 1971), Sans titre

Graphisme latino

PARIS – Biennales de l’affiche à Mexico et à La Paz, biennale des arts graphiques à Cali, biennale Chakana en Equateur : le graphisme jouit depuis longtemps d’une grande popularité en Amérique latine. Les événements politiques violents – depuis la révolution mexicaine de 1910 jusqu’aux multiples coups d’Etat - ont donné maintes occasions de s’exprimer de façon immédiate et visuelle. Le graphiste Michel Bouvet (qui a signé l’identité du Bicentenaire de la Révolution ou des Rencontres d’Arles) a puisé dans sa connaissance du tissu latino-américain pour en proposer un best of. Il y a là un mélange d’anciens, habitués à travailler avec colle et ciseaux, comme la Colombienne Martha Granados (née en 1943) ou le Brésilien Rico Lins (né en 1955), et de jeunes (la Cubaine Idania del Rio, née en 1981), qui savent manipuler les codes véhiculés par le graffiti et les réseaux sociaux.
Fiesta gráfica à la Maison de l’Amérique latine, du 15 février au 7 mai 2019.

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Jane Graverol, Le cortège d’Orphée, 1948, huile sur toile, 70 x 50 cm, Collection Fédération Wallonie-Bruxelles, photo Luc Schrobiltgen © SABAM Belgium 2019.

De Chirico, filière belge

MONS - On l’associe aux places désertes avec les ombres portées des mannequins de bois, aux tours du château de Ferrare, plus tard aux chevaux sauvages sur la plage. Très italien, en somme, mais avec une influence qui dépassera largement la péninsule : De Chirico, l’inventeur de la peinture métaphysique, marquera la génération belge qui le suit, Magritte bien sûr, mais aussi Paul Delvaux, le champion des gares et des miroirs, et l’iconoclaste Jane Graverol, tous réunis sous la même enseigne.
De Chirico, aux origines du surréalisme belge à Beaux-Arts Mons, du 16 février au 2 juin 2019.

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LIVRES

Charlot dans son intimité suisse

C’est un destin similaire à celui de David Douglas Duncan, entré un peu par hasard à la Californie, la villa de Picasso, et devenu le mémorialiste des dernières années. Le jeune Suisse Yves Debraine se trouve le 2 décembre 1952 au bon endroit, devant l’hôtel Beau-Rivage de Lausanne, quand Chaplin, devenu persona non grata aux Etats-Unis pour son mariage avec la toute jeune Oona O’Neill, vient chercher refuge en Europe. Debraine, qui a déjà travaillé pour Life, conseille un restaurant et sympathise avec les arrivants. C’est le début de vingt ans d’une carrière inattendue comme « photographe officiel » : jusqu’en 1973, il immortalise les sorties au cirque, les séances de dédicace, et produit les cartes de vœux pour une famille qui ne cesse de s’agrandir (les Chaplin auront huit enfants entre 1944 et 1962). Rarement montrées (à la Fondation Gianadda en 1998), les photographies, ici classées par thèmes, font l’objet d’une exposition au Chaplin’s World de Corsier-sur-Vevey (le manoir de Bran où était installé le couple médiatique), du 20 février au 5 avril.
Chaplin Personal, 1952-1973, par Yves Debraine, Les Editions Noir sur Blanc, 2019, 144 p., 29 €.

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LES VERNISSAGES DE LA SEMAINE


DAVID MORENO

16 février 2019 - PARIS - Galerie Danysz

Un jeune artiste barcelonais qui invente des villes flottantes

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