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N° 559 - du 14 novembre 2019 au 20 novembre 2019


Rembrandt van Rijn, Autoportrait, vers 1628, huile sur panneau, 22,6 × 18,7 cm. Rijksmuseum, Amsterdam.

EXPOSITIONS

Quand Rembrandt était jeune

LEYDE – Oui, il a été jeune ! Et brillant. Rembrandt, que l’on connaît plutôt comme un monstre sacré, a frappé ses contemporains dès son plus tendre âge. L’exposition au musée de Lakenhal se justifie par un élément biographique – Leyde est la ville de naissance de l’artiste – et par la présence dans la collection de son plus ancien tableau connu : un Colporteur vendant des lunettes de 1624 (il avait alors 18 ans) ainsi que d’une Peinture d’histoire à peine postérieure (1626). Dès les premiers autoportraits, comme dans celui du Rijksmuseum (1628) avec son visage bouclé dans l’ombre, l’audace apparaît au niveau du cadrage, du jeu des ombres, de la texture de la toile. Le musée en profite pour présenter ses nouvelles salles, évidemment rénovées pour le 350e anniversaire de la mort de l’enfant le plus célèbre de la ville.
Young Rembrandt. Rising Star au musée de Lakenhal, du 2 novembre 2019 au 9 février 2020

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Hepworth chez Rodin

PARIS – La Tate Britain lui a consacré une rétrospective en 2015 mais Barbara Hepworth (1903-1975), pourtant considérée comme l’alter ego d’Henry Moore, manque encore de visibilité en France. Epouse de Ben Nicholson, donc un peu éclipsée par l’aura de son mari à une époque où les femmes occupaient les seconds rôles, elle privilégie une sculpture en courbes et volutes, de claire inspiration naturelle et végétale. Née quand son siècle avait 3 ans, elle n’a pas connu Rodin (mort en 1917) mais offre un intéressant contrepoint au réalisme expressionniste du colosse parisien.
Barbara Hepworth au musée Rodin, du 5 novembre 2019 au 22 mars 2020.

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François Boucher, Le Jardin chinois, vers 1742, huile sur toile, 40,5 x 48 cm,Musée des Beaux-Arts et d'Archéologie, Besançon.

Boucher, la Chine et le rococo

BESANCON – « Faire de la Chine une des provinces du rococo » ? Le mot est attribué aux Goncourt et François Boucher s’est attaché à le mettre en pratique. Le peintre, outre qu’il était un collectionneur des objets que livrait en Occident la Compagnie des Indes (son inventaire après décès en a révélé des centaines), a truffé son œuvre de motifs exotiques. Le musée, qui a rouvert il y a un an, plus ancienne collection publique française (1694), possède de belles chinoiseries de l’artiste libertin – dix cartons qu'il avait dessinés pour des tapisseries de Beauvais.
La Chine rêvée de François Boucher du 9 novembre 2019 au 2 mars 2020.

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LIVRES

Histoire de l’art express

Tout à notre zapping continuel, nous manquons cruellement de repères. D’où une floraison de manuels ou vademecums qui entendent combler les trous de notre mémoire. En voici un, récent, de manipulation plutôt simple, qui brasse 32 000 ans en moins de 300 pages. Soit plus de cent ans par page… Mais comment faire autrement quand on part de la grotte Chauvet (vers -30 000) pour arriver au ferry du Mersey décoré par l’artiste Pop Peter Blake en 2017 ? La focale se resserre progressivement : au Moyen Age, chaque double page aborde un siècle entier (pour 700-800, domination saxonne avec une pierre picte et le livre de Kells) ; à la Renaissance, la double page ne recouvre que 20 ans (pour 1420-1440, Gentile da Fabriano a pour compagnons le maître de Rohan et Andreï Roublev) ; enfin, à partir du XIXe siècle et de sa multitude de mouvements, on entre dans le détail avec des intervalles de 5 ans. Pour 1925-30 par exemple ? La métallique Tamara de Lempicka, le sulfureux Otto Dix et le communiste soviétique bon teint Alexandre Deineka, dont on attend encore une rétrospective complète…
Chronologie de l’art. De la Préhistoire à nos jours, sous la direction d’Iain Zaczek, Eyrolles, 2019, 288 p., 29,90 €.

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