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Expositions

Dessine-moi un mouton

Le président Étienne Audfray, revient sur les origines du Salon national des Artistes animaliers et évoque cette 25ème édition.


Lucien Ghomri,
l'oiseau bleu, bronze.
Quelles sont les origines du Salon national des artistes animaliers ?
Étienne Audfray
: Nous sommes une association dans la continuité du cercle Volney, qui rassemblait dans les années 30 des artistes animaliers, et où Edouard-Marcel Sandoz a été l'initiateur de la nouvelle présentation des animaux. Nous sommes nés de la disparition de l'Académie Grammont (du nom de l'auteur de la loi d'où naquit la SPA) qui organisait des expositions et décernait chaque année un prix à des artistes qui par leurs œuvres défendaient le rôle et la présence de l'animal dans la société. Nous avons repris le flambeau et avons organisé le premier Salon animalier dans les salles de l'hôtel de Malestroit où nous remettons chaque année un prix de 20 000 FF à deux artistes choisis par notre jury. Il s'y déroule depuis 25 ans. Personnellement, je suis à la tête de cette association depuis trois ans.


Philippe Vanardois,
Chevêche tunisienne, acrylique.
Parlez-nous de cette 25ème édition.
Étienne Audfray
: Cette année nous présentons 90 artistes, leurs peintures, leurs gravures et leurs sculptures. Toutes les œuvres ont un point commun, elles ont été inspirées par le monde animal. Deux artistes sont particulièrement honorés. Philippe Vanardois est un peintre et illustrateur animalier nordiste. Il est ornithologue et dirige bénévolement le Centre Régional de Sauvegarde de la Faune Sauvage Nord. En plus de son rôle dans la peinture animalière, il a une action écologique. Nous présentons au Salon 17 de ses oeuvres, des aquarelles et des acryliques. Nous lui avons décerné pour son oeuvre réaliste le prix Roger Baron. Lucien Ghombri est le second artiste récompensé par le prix Marcel Sandoz. C'est un sculpteur qui illustre les tendances nouvelles du Salon. Les visiteurs pourront admirer 21 de ses créations. Le Salon des artistes animaliers se place plus dans la lignée de François Pompon que dans celle de Barye. Nous avons une certaine continuité artistique, même si la venue de jeunes artistes introduit de nouveaux éléments. Il s'agit d'une évolution et pas d'une révolution. Notre objectif n'est pas économique ou financier, nous existons pour le plaisir d'organiser et le plaisir de rassembler.


 Magali Desautez
21.12.2001