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Marché

Patrick Derom


Léon Spilliaert, Quai avec pêcheur assis sur un bollard, aquarelle


Patrick Derom : après les plaidoiries, les dessins

Le galeriste belge présente au Salon du dessin ses compatriotes, comme Minne ou Magritte, mais aussi un important carnet de Modigliani.

Comment avez-vous commencé votre activité de marchand ?
Patrick Derom.
Dans une précédente vie, j’étais avocat d’affaires. Mais j’étais en même temps collectionneur et j‘avais pour clients des sociétés de ventes et des musées. J’ai fait le choix d’abandonner mon activité pour me consacrer à l’art et ouvrir ma galerie en 1986. Je n’ai pas voulu mener les deux activités de front. Il faut être conséquent dans ses choix. J’ai commencé par me spécialiser sur l’art belge de la fin du 19e et du début du 20e siècle. Puis nous nous avons élargi notre palette

Vous êtes-vous développé à l’étranger ?
Patrick Derom.
Oui, j’ai ouvert une galerie à New York, il y a trois ans, sur la 58th East 79th Street, en partenariat avec la Shepherd Gallery, très bien installée sur la place. J’ai participé à de nombreux salons : la Biennale, la foire de Bâle, la Fine Art Fair de New York ou les Antiquaires à Bruxelles. Mais j’ai tendance aujourd’hui à réduire mes participations. On est présent sur un salon pour compléter son carnet d’adresses mais on y met tellement d’énergie que, dans le même temps, on néglige les clients existants !

Et le Salon du dessin ?
Patrick Derom.
C’est la troisième fois que j’y participe et j’en suis très honoré. Je trouve que c’est un bon salon, court, sans «chichis», où l’on va à l’essentiel. Le public est lui-même très spécialisé.

Qu’y présenterez-vous ?
Patrick Derom.
Il y a beaucoup d’œuvres anciennes au Salon et nous sommes, je crois, parmi les plus modernes. Nous présenterons donc une sélection des 19e et 20e siècles. Nous aurons des symbolistes belges comme Khnopff et Spilliaert, une gouache de Picasso de 1919, un Klee, un Max Ernst. Et une chose très importante : un carnet de dessins de Modigliani, de provenance excellente (le docteur Alexandre). Le prix des pièces les plus importantes varie de 85 000 euros pour un dessin à la plume de Klee à 600 000 euros pour le carnet de croquis de Modigliani.




 Rafael Pic
20.03.2002