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Expositions

Quand les galeries s’animent…

La Rive droite fête la sixième édition de ses «Nocturnes».


Jivko, Offrande, 2002
© Galerie Univers du bronze
PARIS. Depuis 1997, les «Nocturnes de la rive droite» contribuent à l’animation d’un quartier essentiellement constitué de galeries d’art. «Les plus grands spécialistes de peinture ancienne, de dessin moderne ou d’art pré-colombien sont présents dans ce triangle de la rive droite compris entre l’avenue Matignon et le faubourg Saint-Honoré. Lorsque la galerie Jérôme de Noirmont s’y est installée, en septembre 1994, le quartier avait perdu son dynamisme, même les amateurs d’art commençaient à abandonner les lieux… L’organisation de ces nocturnes a permis de redonner vie et prestige à la rive droite» explique Emmanuelle de Noirmont, organisatrice de l’événement. Alors qu’ils étaient moins de quarante en 1997, aujourd’hui soixante-dix galeries ont accepté d’ouvrir leur portes jusqu’à 22 heures. Le choix de la date, le 9 octobre, n’est pas innocent, entre les biennales des Antiquaires et des Arts asiatiques, et la FIAC.


Jivko, Âme du poisson, 2002
© Galerie Univers du bronze
Nocturnes en fusion
Parmi les points forts de cette année, la découverte de la nouvelle galerie de Jonckeere, un tableau de Jean Brueghel l’Ancien dit de Velours, Paysage animé (galerie d’Art Saint-Honoré), une exposition des sculptures de Derain (galerie de la Présidence) ou encore une exposition sur «Les paysages français de Valenciennes à Bonington» (Talabardon & Gautier). La Librairie Chrétien, du haut de ses 150 ans, propose de découvrir 200 ans de livres d’enfants illustrés, tandis que la galerie Daniel Malingue inaugure un nouvel accrochage de maîtres modernes et impressionnistes. Pour les participants, ces nocturnes sont avant tout l’occasion de rencontrer des clients potentiels. «L’année dernière les trottoirs étaient noir de monde. Il faut désacraliser les galeries de prestige et inciter les gens à venir découvrir les œuvres exposées», ajoute Emmanuelle de Noirmont. Pourtant, la galerie Hadjer du faubourg Saint-Honoré, spécialisée en tapisserie ancienne, reste nostalgique des «Nuits du faubourg», organisées par Hermès, qui associaient défilés de mode et animations en tous genres. Comment ne pas se perdre entre les soirées des antiquaires du mois de juin et les Nocturnes rive droite en octobre ? L’année prochaine, une fusion entre ces deux événements devrait permettre d’y voir plus clair. L’organisation promet même de faire coincider la date avec les cinq jours exceptionnels du Carré rive gauche !


 Stéphanie Magalhaes
09.10.2002