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Expositions

Le Moyen Âge à livre ouvert

Manuscrits et autres trésors conservés dans les réserves des bibliothèques municipales profitent du Mois du patrimoine écrit pour faire leur sortie.


Thomas James, Missel, 1483,
Ms. 5123. © Bibliothèque de la
Part-Dieu, Lyon.
Créé en 1990, à l’initiative de la Fédération française pour la coopération des bibliothèques, des métiers du livre et de la documentation (FFCB), le Mois du patrimoine écrit révèle, chaque année, une partie des richesses conservées dans les fonds de bibliothèques françaises. Pour sa treizième édition, le thème choisi - «L’image au Moyen Âge» - fera l’objet d’un colloque à Lyon, «Le Moyen Âge à livres ouverts» (24-25 septembre). Le choix du sujet n’est pas innocent puisqu’il correspond à la mise en ligne, par le ministère de la Culture, d’une nouvelle base de données,Enluminures. «Les gens aiment voir de beaux documents. Mais il faut avoir certaines notions historiques pour les apprécier pleinement. C’est un peu le rôle du Mois du patrimoine écrit de sensibiliser le public à cette composante à part entière de notre patrimoine national», explique Dominique Coq, chef du département des politiques documentaires et patrimoniales à la Direction du livre et de la lecture du ministère de la Culture. Déclarés propriété de l’État, par Napoléon Ier en 1809, et de ce fait inaliénables, les manuscrits sont aujourd’hui au centre de nombreuses expositions.


Des images de la foi aux images du savoir
Plus de 200 établissements participent à cette nouvelle édition : bibliothèques, archives, médiathèques ou musées. Parmi les expositions majeures, Les enluminures arrageoises à Arras, Les manuscrits médiévaux : de l’usage au trésor à Lyon et les Images du savoir : une bibliothèque médiévale inspirée des Lumières à Montpellier. Malgré son caractère national, on constate une grande disparité entre les régions. Si le grand Est a toujours été très dynamique (quarante établissements en Franche-Comté), cette année, aucune institution parisienne ne participe à la manifestation. «Un établissement comme la Bibliothèque nationale de France prévoit son calendrier d’expositions près de trois ans à l’avance. Il nous est difficile de définir le thème du mois dans ces délais ! D’autre part, la région Île-de-France ne possède pas de structure régionale pour coordonner l’événement. Des bibliothèques comme Sainte-Geneviève et Mazarine ont de très beaux fonds mais pas de lieux d’exposition», ajoute Béatrice Pedot, déléguée générale à la FFCB.


 Stéphanie Magalhaes
10.10.2002