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Marché

L’autre art contemporain

Samedi prochain, Maître Néret-Minet tiendra le marteau de la treizième vente de « Jeune création contemporaine ».


Hervé Duval, Envol, technique
mixte sur toile, 81 x 60 cm.
Estimation : 800 / 910 €.
© Néret-Minet.
PARIS. Voilà cinq ans que Jean-Richard Mattes a décidé de mettre sa passion au service de la «Jeune création contemporaine». Collectionneur de peintures, il a d’abord pensé ouvrir une galerie avant de contacter des commissaires-priseurs. Après avoir essuyé plusieurs refus, Maître Néret-Minet accepte le pari à la condition expresse que Jean-Richard Mattès s’occupe de monter la vente. Une carte blanche promise au succès puisqu’en treize vacations, la vente bi-annuelle a trouvé sa clientèle. «Il n’y a pas de marchands, juste des particuliers qui viennent par le bouche à oreille. De plus en plus de jeunes participent. Et même s’ils se font plaisir en achetant des œuvres à 150 €, il ne faut pas négliger cette nouvelle génération.»

Découvreur d’artistes
Quel est le principe ? Proposer, chaque semestre 250 tableaux, sculptures et gravures, estimés entre 100 € et 2 500 €, et créés par une centaine d’artistes méconnus, repérés dans de «petits» salons, des expositions municipales de province ou des journées portes ouvertes d’ateliers. «Je n’ai pas la prétention d’être un expert, d’ailleurs, lorsqu’on me demande un certificat d’authenticité, je propose aux aquéreurs de s’adresser aux artistes puisqu’ils sont vivants ! Un jour, on m’a qualifié de “découvreur” et cela me plaît. Je fais des choix très personnels et je travaille dans la durée. Je n’hésite pas à présenter un artiste plusieurs fois, même si les pièces ne se vendent pas tout de suite. Il faut parfois du temps pour que les gens rentrent dans une œuvre. Sans dire que nous servons de tremplin pour des ventes plus prestigieuses, nous faisons un travail complémentaire à celui des galeristes ».


 Zoé Blumenfeld
12.10.2002