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Marché

Artcurial, lever de rideau

Artcurial organise sa première vente, un mois après la réouverture de l’Hôtel Dassault.


Niki de Saint-Phalle, Josephine
Baker
, 1999, polyester peint
sur socle en aluminium,
52 cm. © Artcurial.
PARIS. Le 18 septembre dernier, les deux études réunies sous la bannière Artcurial - Briest et Poulain-Le Fur - inauguraient les 3 000 m2 de l’hôtel particulier du rond-point des Champs-Elysées, rénové par Jean-Pierre Wilmotte. La salle de prestige accueille cette semaine la première vente commune des commissaires-priseurs parisiens, spécialistes de l’art du XXe siècle. Contrairement à la manière anglo-saxonne, utilisée l’an passé par Sotheby’s et Christie’s avec la bibliothèque Hayoit et les œuvres primitives de René Gaffé, la maison de ventes ne fait pas coïncider lever de rideau et collections exceptionnelles… Ce n’est qu’au mois de décembre que suivront les Fernand Léger d’Olga Carré, la troisième épouse du galeriste Louis Carré.

Trémoussante Josephine
Le lancement officiel se déroulera en cinq temps. Mercredi 30 au matin sonnera l’heure de l’École de Paris avec une centaine d’œuvres telles que Le Peintre Tour Eiffel au chevalet, un lavis de Marc Chagall (8 000 €), Les Couturières d’Henri Epstein (10 000 €) et des huiles de Sophie de Schomberg Szymberska (1884-1945). Dans la journée, suivront l’art moderne avec des paysages de Maximilien Luce, une composition abstraite d’Albert Gleizes, une douzaine de dessins de Jean Cocteau puis l’art contemporain dominé par la trémoussante Josephine Baker de Niki de Saint-Phalle (30 000 €). Le lendemain, viendront enfin les estampes et livres illustrés puis la collection du docteur X avec ses œuvres d’artistes pop et de nouveaux réalistes.


 Zoé Blumenfeld
30.10.2002