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Le design français dopé par l'effet VIA ?

Depuis 23 ans, les industries françaises de l'ameublement distribuent, par leur structure VIA, des aides à la création. Les Starck de demain étaient au Salon du meuble de Paris.


Alexandre Naoun & Éric Jourdan
Seat « Barabas » prototype
Aide à Projet VIA 2004
© Fillioux & Fillioux
PARIS. C'est à l'étage supérieur du nouveau pavillon de Valode et Pistre, le 5.2, que VIA avait élu domicile, dans un étrange cube fait de coussins d'art aux reflets d'aluminium. Une vingtaine de prototypes y étaient présentés, tous financés par cet organisme chargé de promouvoir la création française. «Nous avons disposé chacun d'une enveloppe d'environ 7 500 euros, explique Séverine Szymanski, né en 1975 et diplômée de l'ESAD de Reims, qui a fait réaliser la cloison végétale Brike, composée de tuiles, de tubes et de réservoirs d'eau. «C'est à nous de trouver les fabricants et VIA prend en charge nos déplacements» ajoute Alexia Michel de Chabannes, née en 1979 et diplômée de l'école Camondo, auteur d'un fauteuil en caoutchouc et fils métalliques tressés.


Alexia Michel De Chabannes,
Seat « Goom », prototype
Aide à Projet VIA 2004
© Fillioux & Fillioux
La fenêtre de Policar
La moitié des élus sont fraîchement diplômés, comme Clémentine Chambon avec son Rideau-lumière, qui utilise les diodes électroluminescents, ou Alexandre Naoun, qui signe avec Eric Jourdan, l'originale assise Barabas - une chaise pouvant se transformer en tabouret haut. Les autres sont plus chevronnés à l'image de Nestor Perkal, 52 ans, directeur du Centre de recherche sur les arts du feu et de la terre, ou de Bettina Dadon, 47 ans, responsable du partenariat à l'Union centrale des arts décoratifs, qui propose une horloge lumineuse composée de disques de couleur. La carte blanche, le projet le plus ambitieux de l'ensemble, au budget supérieur, est l'œuvre de Jean-Michel Policar, 34 ans. Son Window-aire, combinant matelas en boules de polystyrène, panneaux solaires, menuiserie et voile en polyester translucide, est une réflexion sur le thème de la fenêtre.


Bettina Dadon, Clock « Coulheur »,
prototype. Aide à Projet VIA 2004
© Fillioux & Fillioux
Comment Starck a gagné dix ans de vie
Combien de ces projets seront édités et diffusés ? «Entre 50 et 70%, répond Gérard Laizé, directeur général de VIA. Nous soutenons le créateur de la démarche conceptuelle jusqu'à la mise en relation avec les industriels et les diffuseurs. Et nous présentons ces projets dans les grands rendez-vous mondiaux. A titre d'exemple, nous les exposons depuis cinq ans au salon du meuble de Milan sur une surface de 1 000 m2. C'est une démarche unique au monde. Starck, qui a bénéficié de l'aide à la création en 1982, alors qu'il n'était pas connu, a souvent dit que cela lui avait permis de gagner dix ans de vie professionnelle.» VIA est désormais propriétaire de centaines de prototypes, qui constituent une sorte de bilan du jeune design français depuis 1979. Que vont-ils devenir ? «Actuellement, ces 458 pièces sont entreposées et inventoriées. A terme, elles ont vocation à rejoindre un espace consacré au design» conclut Gérard Laizé. C'est-à-dire ce Musée du design dont on parle beaucoup, prématurément annoncé à l'ancien Musée des arts d'Afrique et d'Asie, mais dont on attend toujours la naissance.


 Rafael Pic
12.01.2004
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