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Tajan agréé à son tour

Quelques jours après Sotheby's et Christie's, le Conseil des Ventes Volontaires donne le feu vert à la première étude française.

Donnez-nous quelques chiffres sur l’étude Tajan aujourd’hui.
Jacques Tajan.
Notre chiffre d’affaires a été de 567 millions FF en 2000. Nous pensons le dépasser largement cette année puisque nous sommes déjà, à ce jour, à plus de 600 millions FF. Nous organisons 140 à 150 vacations par an et vendons environ 60 000 objets. Nos salariés fixes sont au nombre de 65-70 mais si l’on y ajoute les collaborateurs payés à la tâche, comme les experts, l’étude fait vivre environ 140 personnes.

Vous faites partie de LVMH. Quels seront vos liens avec Phillips, l’autre maison de ventes du groupe ?
Jacques Tajan.
Les mêmes que ceux qui unissent Dior à Givenchy, pour donner un exemple. Nous faisons partie de la même famille, nous avons le même actionnaire. Le fait que Phillips France ait ses bureaux dans mon étude prouve les rapports de confiance que nous avons depuis plus d’un an. Mais nous ne sommes pas mariés.

Conserverez-vous vos locaux de la rue des Mathurins ?
Jacques Tajan.
Je suis très attaché à la rue des Mathurins. C’est un espace très convivial où notre clientèle vient avec plaisir. Nous avons un flux de 100-150 clients par jour. Nous y avons par ailleurs effectué des travaux importants cet été. A l’avenir, il n’est pas exclu que nous ayons quelques spécialités ici et d’autres dans les futurs locaux de LVMH, avenue Montaigne. Je suis très attaché à l’hôtel George-V, qui m’a toujours porté bonheur.

Quels sont vos projets d’expansion à l’étranger ?
Jacques Tajan.
Nous venons d’inaugurer, il y a trois jours, un bureau à Bruxelles, où nous avons reçu 1000 invités. Il est bien situé au 3, rue Coppens, près de la place des Sablons. Nous y disposons de 3 étages. Il ne s’agit pas, dans un premier temps, de faire des ventes en Belgique mais de mieux accueillir nos clients belges. Nos experts s’y rendront chaque semaine pour voir des objets, les authentifier. Je garde bien sûr mon bureau de Lausanne, ouvert il y a trente ans et celui de Monaco, où nos experts se déplacent régulièrement, le premier vendredi de chaque mois. Nous étudions la possibilité de nous établir à Milan : nous avons en effet une importante clientèle italienne. Enfin, n’oubliez pas que nous avons ouvert un bureau à Albi, au début de l’été, qui nous permet de mieux couvrir le sud-ouest de la France.

L’obtention de l’agrément change-t-il quelque chose à votre programme de ventes ?
Jacques Tajan.
Non. Je vous rappelle d’ailleurs que nous nous sommes constitués en société anonyme avant la loi. La transaction avec LVMH, qui a pris le contrôle de l’étude, s’est effectuée il y a plus d’un an.


 Rafael Pic
09.11.2001