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Musées

Nouveaux déboires pour la Fondation Goulandris

Le Conseil d'Etat grec bloque le projet de construction d'un musée d'art moderne.

ATHENES, 23 jan (AFP) - Le projet de musée d'art moderne de la Fondation Goulandris pour héberger à Athènes une collection très réputée de peintures contemporaines vient de subir un nouvel avatar qui risque de lui être fatal, a déploré mercredi la presse grecque. Le Conseil d'Etat a en effet annulé le don à la Fondation Vassilis et Eliza Goulandris, un couple d'armateurs mécènes aujourd'hui disparu, d'un terrain de 1,2 ha en centre-ville fait par le gouvernement en 1999, a-t-on appris de source judiciaire. Cet échec survient après l'annulation d'un premier projet en raison de la découverte en janvier 1997 du Lycée d'Aristote (qui y forma ses disciples), sur les lieux où devait être construit le musée. Dessiné par l'architecte Leoh Ming Pei, le projet était alors fin prêt. Plusieurs associations d'urbanistes, de défense de l'environnement et des particuliers avaient déposé un recours contre le choix du nouveau site, voisin du précédent, dans un petit parc. Le Conseil d'Etat a jugé que le don du terrain contrevenait aux lois sur la construction et la protection de l'environnement.

Interrogée par l'AFP, la Fondation Goulandris a décliné tout commentaire jusqu'à la publication de la décision du Conseil d'Etat, attendue à la mi-février. La Fondation dispose sur l'île d'Andros (est d'Athènes, en mer Egée), lieu d'origine de la famille, d'un petit musée d'art contemporain qui a abrité les plus importantes expositions de peinture moderne en Grèce, notamment celles de Picasso, Matisse, de Chirico, Balthus, Kandinsky, et l'été dernier, Toulouse-Lautrec. Certaines de ces oeuvres appartiennent à la collection permanente de la Fondation, dont l'essentiel est gardé dans une banque suisse. Eliza Goulandri, décédée en juillet 2000, avait souligné dans son testament qu'il était hors de question d'ériger le musée ailleurs que dans le centre de la capitale, et la presse soulignait mercredi que la Grèce risquait de perdre une collection d'une portée internationale. Eliza Goulandri avait affirmé peu avant sa mort qu'elle préférait des expositions itinérantes tant qu'un musée n'aurait pas accueilli sa collection. Selon la presse, le Louvre avait fait part de son intérêt.

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  AFP
24.01.2002