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ÉLOGE DE BORDEAUX
TRÉSORS D’UNE COLLECTION, DE VICTOR LOUIS À JEAN DUPAS

DU 3 DÉCEMBRE 2009 AU 14 MARS 2010


Stanislas Gorin, Bateaux ancrés dans le port de Bordeaux, (1867)


Une collection à la gloire de Bordeaux, du XVIIIe siècle jusqu’à Albert Marquet


MUSÉE DES BEAUX-ARTS
20 cours d’Albert 33000 BORDEAUX
INFORMATIONS : Tél : 05 56 10 20 56 Fax 05 56 10 25 13 Site : www.bordeaux.fr
HORAIRES : Tous les jours de 11h à 18h, sauf le mardi et les jours fériés.
PRIX D’ENTRÉE : Entrée : 5 €. Tarif réduit : 2,50 € (cartes pass-musées, cartes vermeil, cartes jeunes, militaires, handicapés, groupes à partir de 10 personnes). Gratuit pour les demandeurs d’emploi et les jeunes de moins de 18 ans.
COMMISSARIAT : Marc Favreau, conservateur au musée des Beaux-Arts
CONTACTS PRESSE : Musée des beaux-arts : Dominique Beaufrère, Tél : 05 56 10 25 17 E-mail : d.beaufrere@mairie-bordeaux.fr
Presse nationale et internationale : ClaudineColin communication, Julien Diers, Tél : 01 42 72 60 01, E-mail : julien@claudinecolin.com


L’exposition présente plus de cent cinquante tableaux, dessins, gravures et documents précieux des XVIIIe, XIXe et XXe siècles réunis par Daniel Thierry, collectionneur et mécène. Cette collection offre un remarquable panorama des ressources de la vie artistique locale depuis l’époque de Gabriel et Joseph Vernet, jusqu’à celle de Georges de Sonneville, Albert Marquet et Jean Dupas. La collection rassemble des vues de la ville et du port de Bordeaux, mais aussi de ses alentours : Lormont, Floirac, Libourne et le bassin d’Arcachon. Daniel Thierry a aussi regroupé un certain nombre d’œuvres d’artistes bordelais de naissance ou d’adoption ne représentant pas forcément la ville mais témoignant de l’activité artistique bordelaise.



Une page d’histoire

Le parcours débute par l’histoire de Bordeaux et de son urbanisme, contée à l’aide de gravures. Cela permet de présenter des pièces connues mais qui, par leur beauté, méritent toujours d’être exposées, telle la paire des Vues de la ville et du port de Bordeaux de Joseph Vernet, à côté de gravures plus rares, parfois étrangères, comme la Warhaffte contrafchtung der Statt Bourdeaux datant de 1578. Est ensuite présenté un ensemble d’œuvres sur la ville antique, médiévale et moderne qui témoigne de l’évolution de l’urbanisme au cours des siècles. Ces représentations, datant pour la majeure partie du XIXe siècle, permettent de comprendre l’engouement qui se développa à cette époque pour la sauvegarde des patrimoines régionaux en France. Léo Drouyn, grâce à ses dessins et ses gravures ainsi que sa participation à l’ouvrage La Guienne historique et monumentale d’Alexandre Ducourneau (1845), en est l’un des principaux instigateurs. L’exposition présente également quatre projets préparatoires inédits pour le monument aux Girondins, conçu par le sculpteur Dumilâtre et l’architecte Victor Rich, et érigé entre 1894 et 1902.

Illustration : Albert Marquet, Le Pyla


La vitalité des quais

Le deuxième regroupement d’œuvres est consacré aux vues du port de Bordeaux, à ses bateaux à voile et à vapeur cohabitant encore jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, mais aussi à l’évolution de ses berges. On y voit des représentations des cales en pente douce avec d’étroites passerelles permettant d’accéder aux bateaux amarrés afin de charger et de décharger la marchandise puis l’arrivée des grues, qui remplacent le chargement à dos d’homme. Certains documents témoignent d’évènements historiques ou de réalités locales : les sous-marins allemands sabotés dans le port en 1945 (Charles Phillipe) ou le projet pour l’action de la Compagnie bordelaise de navigation à vapeur en 1880, première compagnie reliant Bordeaux à New York. Parmi les artistes renommés de la collection, on peut citer André Lhote, avec son Bassins à flots de 1912, ou Charles Lacoste et ses vues du port. L’animation des quais, peuplés de dockers, de marins et de filles de joie a été souvent décrite par les artistes locaux, en particulier par Pierre-Louis Cazaubon et Georges de Sonneville.



La vie de tous les jours

Le quotidien des gens du peuple ou de la gentry a largement inspiré les artistes depuis le début du XIXe siècle. On retrouve les célèbres ouvrages de Gustave de Galard mais aussi des gravures moins connues, représentant différents types bordelais dessinés par Jacques Grasset de Saint-Sauveur. Les sorties au théâtre, les promenades dans le jardin public ou les bals à l’Alhambra sont illustrés par les dessins humoristiques de Le Tanneur et de Georges de Sonneville. Daniel Thierry a aussi rassemblé des témoignages des plus importants projets architecturaux de la ville, comme ces dessins de Jacques Gabriel, dont l’un est préparatoire à la fontaine de l’Hôtel des Fermes, ou ces gravures de Victor Louis en rapport avec le grand théâtre et la place de la Bourse (ex-place Louis XVI). Enfin, un ensemble touche aux arts décoratifs et à la peinture bordelaise : les paysages de Rosa Bonheur, les projets d’arts décoratifs (Caranza, Felon), les tableaux d’artistes orientalistes (Dauzats, Marius de Buzon) jusqu’à l’école moderne (Lhote, Dupas) dont la création la plus aboutie est sans doute cette vue du bassin d’Arcachon peinte en 1935 par Albert Marquet.

Illustration : Jean Dupas, Cavaliers acclamés par des jeunes filles


PUBLICATION :

Catalogue édité par l’Horizon Chimérique avec les contributions de Philippe Araguas, Robert Chevet, Dominique Dussol, Jean-Pierre Hiéret, Olivier Le Bihan, Colette Lestage, Bruno Marnot, Philippe Prevôt, Marc Saboya, Jacques Sargos. Novembre 2009, 30 €.


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