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HISTOIRE DE L'ART

De la loge à l’atelier, peintres et sculpteurs francs-maçons

Nathalie Kaufmann-Khelifa

Existe-t-il une peinture maçonnique ? Si oui, comment la reconnaître ? Ce sont les questions qui guident plus ou moins l’auteur dans ce panorama intrigant, qui se targue de quelques révélations, comme la franc-maçonnerie de Géricault, qui aurait parsemé le Radeau de la Méduse de symboles transparents. A la lecture, on apprend que bien d’autres artistes, de Hogarth à Félicien Rops, ont entretenu un rapport étroit avec différentes loges et qu’ils eurent parfois à en souffrir comme Alfons Mucha, brutalement interrogé par les nazis à Prague alors qu’il avait 80 ans, ce qui accéléra son décès. Des anecdotes et des personnages moins connus éclairent la thématique : c’est Joseph Vernet qui illustra Paul et Virginie et qui convainquit son auteur, Bernardin de Saint-Pierre, connu lors d’une réunion de loge, de n’en pas jeter le manuscrit au feu après une première lecture publique catastrophique. Juan Gris, introduit dans l’obédience par Lipschitz en 1922, commençait toujours ses tableaux avec un compas et une équerre… Grant Wood (1891-1942), issu d’une famille observante de quakers de l’Iowa, épousa la franc-maçonnerie en partie pour échapper à l’atmosphère étouffante d’un Middle West conservateur. Jusqu’à sa mort, le « peintre en salopette » fut la cible d’un ostracisme persistant, ce qui ne l’empêcha pas de produire l’une des icônes de la peinture américaine du XXe siècle, American Gothic.


De la loge à l’atelier, peintres et sculpteurs francs-maçons, par Nathalie Kaufmann-Khelifa, éditions du Toucan, 2013, 180 p., 39 €

De la loge à l’atelier, peintres et sculpteurs francs-maçons - Nathalie Kaufmann-Khelifa


Critique parue dans la newsletter N° 324 - du 21 novembre 2013 au 27 novembre 2013

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