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ARCHITECTURE, URBANISME

Peupler les cieux

Sous la direction de Bénédicte Gady

Le plafond à la française ? Un plafond plat, à base de solives, souvent décorées au pochoir. Le plafond à l’italienne ? Un couvrement voûté, couvert de fresques et de stucs. Au milieu du XVIIe siècle, les palais parisiens s’éloignent du premier modèle pour se rallier au second. Il est malheureusement peu aisé de se familiariser avec ces grands décors civils, dus à des « stars » comme Le Brun et Mignard ou à des praticiens oubliés comme Nicolas Loir et Jean Cotelle. En effet, beaucoup ont disparu et ceux qui ont survécu sont généralement d’accès difficile – hormis les salles du Louvre et d’autres palais nationaux ou la reconstitution de l’hôtel de La Rivière au musée Carnavalet. C’est donc par l’intermédiaire de dessins préparatoires, de recueils de motifs ou de toiles autrefois marouflées que l’on peut le mieux se figurer la variété et la magnificence de ces plafonds. L’exercice demande une certaine capacité d’abstraction et la lecture de ce catalogue est à compléter idéalement par la visite de l’exposition au musée du Louvre (jusqu’au 19 mai). Hôtels La Vrillière (aujourd’hui Banque de France), Brûlart, de Bullion, de Hirsch ou du Petit Vendôme… On aurait apprécié, à l’intention des non spécialistes, un plan de Paris avec l’emplacement des principaux lieux et leur éventuelle ouverture au public.


Peupler les cieux, sous la direction de Bénédicte Gady, Louvre éditions/Le Passage, 2014, 320 p., 37 €.

Peupler les cieux - Sous la direction de Bénédicte Gady


Critique parue dans la newsletter N° 346 - du 8 mai 2014 au 14 mai 2014

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