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HISTOIRE DE L'ART

Villes en ruine

Sous la direction de Monica Preti et Salvatore Settis

On sait qu’une ville peut être meurtrie sans que ses bâtiments en souffrent – le Paris du 11 janvier et du 13 novembre 2015 en est l’exemple le plus récent. Mais l’histoire montre d’innombrables exemples où la cicatrice psychologique s’accompagne de destructions matérielles – un autre cas contemporain vient à l’esprit, celui de Palmyre. La publication des actes d’un colloque de 2013 au Louvre tombe à point : il étudie l’image de la ville en ruine – sa restitution par les peintres, son interprétation symbolique par les poètes, son utilisation par les politiques. Du Sac de Carthage (146 av. J.-C.-) à celui de Rome (1527), de la fin de Pompéi (79 av. J.-C.) à celle de Dresde (1945), les ruines ont suscité horreur, pénitence, compassion, mais aussi mélancolie méditative (les tableaux d’Hubert Robert) ou exaltation nationaliste (le thème de la cathédrale de Reims bombardée par les Allemands en 1914). Les savantes contributions n’augurent rien de bon : elles nous rappellent que les villes sont mortelles et que leurs habitants sont confrontés régulièrement à des scènes de désolation.


Villes en ruine, sous la direction de Monica Preti et Salvatore Settis, Hazan, 2015, 320 p., 35 €.

Villes en ruine - Sous la direction de Monica Preti et Salvatore Settis


Critique parue dans la newsletter N° 408 - du 19 novembre 2015 au 25 novembre 2015

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