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ART GRAPHIQUE

Mon Kafka

Anne Gorouben

Notre monde semble plus kafkaïen que jamais. Massacres, corruption, inégalité, une vraie noirceur : certains matins, on se croirait Gregor Samsa tant l’actualité se prête à une interprétation cauchemardesque… Et si Kafka nous fournissait aussi l’antidote ? C’est un peu l’esprit qui anime Anne Gorouben, qui trouve depuis des décennies dans le Journal des motifs de réconfort, une empathie avec l’humain. « Franz Kafka écrit comme on dessine », dit-elle, et elle-même dessine comme il a écrit. Des évocations de rêves (par exemple avec un couteau dans le cœur, enfermé dans un parc à moutons ou étouffé par le buste d’une femme en cire), des moments d’angoisse et d’insomnie mais aussi des atmosphères d’après-midi chaleureuses, des visions fugaces – une petite-fille sortant d’une église, deux garçons portant des gerbes de foin. Autant de restitutions personnelles à la mine de plomb, d’un trait doux, sfumato, qui aide à incarner la mémoire, le souvenir.


Mon Kafka par Anne Gorouben, Les Belles Lettres, 2015, 128 p., 35 €.

Mon Kafka - Anne Gorouben


Critique parue dans la newsletter N° 410 - du 3 décembre 2015 au 9 décembre 2015

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