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N° 500 - du 25 janvier 2018 au 31 janvier 2018


Notre 251e une, du 15 mars 2012 : Artemisia Gentileschi, Danaë, c.1612 Huile sur cuivre, 41,3 x 52,7 cm. Saint Louis, The Saint Louis Art Museum © Saint Louis, The Saint Louis Art Museum (exposition au musée Maillol, Paris).

NUMÉRO 500 !

Douze ans déjà...

Le premier numéro de cette newsletter a paru le 27 avril 2006. A la veille du 500e numéro, et alors que près de douze ans ont passé, autorisons-nous à prendre un moment congé de l'actualité. Un petit regard rétrospectif ne fait pas de mal... Ce n'est pas que nous ayons l'ambition de tirer le bilan d'une décennie mais simplement d'extraire quelques événements souvent oubliés et pourtant pas si lointains. L'obsolescence ne touche pas que les téléphones portables et les machines à laver ! Face à l'avalanche d'expositions, notre mémoire est mise à rude épreuve et s'en remet souvent à la tactique la plus simple : privilégier la dernière venue. Bonne plongée dans les années 2006-2017, si proches et pourtant déjà si lointaines !

N° 400 - 24 septembre 2015


Lola Alvarez-Bravo, Frida Kahlo, s.d. Collection Fondation Televisa, Mexico © Center for Creative Photography (CCP), University of Arizona, Tucson

Quand Lola exposait Frida

PARIS - Son patronyme est célèbre, son prénom beaucoup moins : Lola Alvarez-Bravo (1903-1993) fut photographe comme son mari Manuel, autrement plus connu. Bien qu’ils se soient séparés tôt (dans les années trente, après la naissance de leur fils), ayant commencé sa carrière sous cette identité, elle préféra la garder. Après avoir hérité d’un appareil photo d’illustre provenance (celui de Tina Modotti, contrainte de quitter le Mexique), elle l’employa pour dessiner une fresque sociale de son pays – vendeurs ambulants, femmes du peuple, pêcheurs, ouvriers des filatures, prostituées, mais sans verser dans l’onirisme ou le surréalisme (si ce n’est pas l’intermédiaire de collages). Amie de Cartier-Bresson, de Rivera, de María Izquierdo (l’amante d’Antonin Artaud) ou du poète Xavier Villaurutia, elle multiplia les portraits. Dont évidemment celui de sa meilleure amie, Frida Kahlo… Un extrait d’une interview à Televisa prouve que Lola avait d’autres talents : c’est elle qui organisa en 1953, dans sa propre galerie à Mexico, la première rétrospective de Frida. Epuisée par ses souffrances et par une récente greffe osseuse, celle qui allait devenir une icône mondiale fit tout de même le déplacement. « C’était peut-être la première fois qu’un artiste venait à son vernissage sur une civière. » Cette sensibilité, cette empathie avec ses sujets font de Lola Alvarez-Bravo une photographe touchante, parfaite représentante de l’école humaniste.
• Lola Alvarez-Bravo était exposée à la Maison de l’Amérique latine, du 23 septembre au 12 décembre 2015.

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N° 300 - 18 avril 2013


Ron Mueck, Mask II, 2001, matériaux divers, 77x118x85 cm. Anthony d’Offay, Londres © Ron Mueck. Photo courtesy Anthony d’Offay, Londres (exposition Ron Mueck, Fondation Cartier pour l’art contemporain, Paris).

Ron Mueck, le plus que réel

C’est sa deuxième rétrospective à la Fondation Cartier : cet honneur insigne est-il dû à sa capacité à attirer les foules (l’exposition de 2005 reste la plus fréquentée de la maison) ou à son art hors du commun ? Ron Mueck, né en 1958 en Australie, aujourd’hui installé à Londres, réalise des sculptures d’hommes et de femmes de tous les jours, dans des poses d’une extrême banalité (au lit ou à la plage sous un parasol, debout un sac plastique à la main). On pense évidemment à l’hyperréalisme de Duane Hanson mais les personnages de Mueck étant hors de proportion – minuscules ou, surtout, gigantesques -, ils en deviennent monstrueux. Leur rendu extraordinairement réaliste, des rides de la peau jusqu’à l’iris des yeux, des veinules éclatées aux poils de la barbe, en fait un terrain d’étude. On tourne autour, fasciné ou écœuré, comme la caméra indiscrète de Google Earth : l’homme, cet univers…
• Ron Mueck était exposé à la Fondation Cartier, du 16 avril au 29 septembre 2013.

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N° 200 - 13 janvier 2011


La Ville de la Culture à Saint-Jacques de Compostelle par l'architecte Peter Eisenman, inaugurée le 11 janvier 2010. Courtesy Fundación Cidade da Cultura

Un nouveau chemin de Saint-Jacques

SAINT-JACQUES-DE-COMPOSTELLE - Des dépassements de délais, des budgets qui explosent, un programme tronqué, un commanditaire (Manuel Fraga) qui fut l’un des ministres de Franco face à un architecte plutôt progressiste (le New-Yorkais Peter Eisenman), qui se trouvera dépossédé d’une partie du projet… Il y aurait de quoi écrire un roman sur la genèse de la Cité de la Culture, qui vient d’être inaugurée en Galice. Malgré tous ces obstacles, les observateurs sont à peu près unanimes à y voir une œuvre appelée à marquer l’architecture contemporaine. Près de 150 000 m2 de surface, des volumes «déconstruits», un profil plutôt surprenant… et un avenir difficile à déchiffrer. La construction continue (seuls deux des six bâtiments – la Bibliothèque et les Archives de la Galice - ont été ouverts) tandis que les coûts, estimés à 100 millions d’euros dans l’appel d’offres, pourraient quintupler à la conclusion des travaux. L’architecture a un faible pour les éléphants blancs…
• La Cidade da Cultura a été inaugurée le 11 janvier 2011.

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N° 100 - 4 septembre 2008


Marlène Mocquet, L'arc-en-ciel humain, 2008, techniques mixtes sur toile, 150 x 150 cm. Courtesy galerie Alain Gutharc.

Marlène Mocquet s’attelle aux taches

Une artiste jeune, qui joue la carte figurative, qui pratique le dessin et la peinture, cela existe bien sûr mais ce n’est pas forcément dans le vent… A 29 ans, Marlène Mocquet a surtout été vue dans des expositions collectives, dans des compagnies plutôt respectables : à « Antidote », la manifestation d’art contemporain des galeries Lafayette, au musée Réattu cet été pour la grande exposition conçue par Christian Lacroix, ou à Shanghai dans une expédition montée par le directeur du musée de Lyon, Thierry Raspail. Le jeu de donner un visage humain à des taches ou des coulures aléatoires est éminemment surréaliste : les personnages et les animaux de Marlène Mocquet sont faits d’éclats de couleur, de pâte qui semble écrasée depuis le tube, de stries qui font parfois penser à Tanguy et Ernst. Après New York (chez Freight & Volume), l'artiste bénéficie d’une exposition personnelle à Paris.
• Marlène Mocquet était exposée à la galerie Alain Gutharc (7, rue Saint-Claude, 75003) du 6 septembre au 11 octobre 2008

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N°1 - 20 avril 2006

L’artiste mis à nu par lui-même

La couverture est invitante : Salvador Dalí peint sa muse Gala. Par un savant jeu de miroirs, on le voit lui-même, la moustache fignolée et l’œil exorbité. Comme l’explique le savant sémiologue Omar Calabrese, il existe quelques exemples anciens d’autoportraits. Le grand architecte des pharaons, Senmout, se l’était permis. Mais ce n’est que lorsque l’artisan accède au statut d’artiste, lorsqu’il quitte le monde des travailleurs manuels – c’est-à-dire avec la Renaissance italienne - qu’il y recourt de façon courante. Trouvez Masaccio, Filippo Lippi, Signorelli, qui se sont cachés dans leurs grandes fresques : c’est un jeu amusant et Calabrese, qui fut un temps adjoint à la culture à Sienne, y est incollable. Viennent ensuite Rembrandt, Hogarth, Corot... Malgré Jasper Johns, Escher ou un excellent Alighiero Boetti, on regrettera une présence un peu trop discrète de l’art contemporain.
• L’art de l’autoportrait, par Omar Calabrese, éditions Citadelles et Mazenod, 2006, 174 €

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LES VERNISSAGES DE LA SEMAINE


ALIX, L'ART DE JACQUES MARTIN

25 janvier 2018 - ANGOULÊME - Cité internationale de la bande dessinée

Un des hérauts de la ligne claire dans la BD franco-belge

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