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NOS EXPOSITIONS DE L'ÉTÉ 2011
PARIS

10 EXPOSITIONS A NE PAS MANQUER

Zaha Hadid ou les dinosaures ? Rodin ou les enluminures de la Renaissance ? Pour cette seconde partie de l'été 2011, le choix est éclectique à Paris.

Prosaurolophus Maximus de plus de 11 mètres - dinosaure momie © Sotheby’s


Un été chez les dinosaures

PARIS – Qui aimerait se retrouver devant un ténontosaure de 6 mètres, de mauvaise humeur, prêt à fouetter les plaisantins avec sa queue puissante comme un fouet d’acier ? Ou devant ce suuwassae emiliae, dit diplodocus au long cou, un monstre de 11 mètres ? On le prétend herbivore mais qui sait jamais… Ou encore devant ces reptiles volants de 4 mètres d’envergure ? En réalité, ces rencontres sont tout à fait envisageables : ces fossiles dans un état de conservation exceptionnel et qui vont être mis en vente chez Sotheby’s cet automne (le 14 octobre), sont exposés à l’Institut de paléontologie humaine. Cette fondation due à Albert Ier de Monaco, ouvre exceptionnellement pour présenter ces exemplaires, dont certains ont été mis au jour très récemment (en 2008 et 2009), dans le décor d’un amphithéâtre aux ferrures Art nouveau récemment restauré.
Trésors de dinosaures à l’Institut de paléontologie humaine, du 1er juillet au 15 septembre 2011.
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Voyage à travers les enluminures

PARIS – La Bibliothèque nationale de France et le musée du Louvre inaugurent le même jour deux expositions aux thématiques similaires : la première se penche sur l’enluminure en terre d’Islam tandis que le second étudie ses chefs-d’œuvre occidentaux. Le fossé semble net : d’un côté de la figure humaine, de l’autre non. En réalité, la coupure n’est pas aussi franche. Les copistes chrétiens ont réalisé de superbes motifs abstraits ou floraux et leurs homologues mahométans ont produit des manuscrits consacrés à la poésie, à l’histoire, à l’épique, pleins de personnages, l’embargo ne s’appliquant de façon stricte qu’au domaine religieux. Ces deux expositions permettent de mettre en valeur les collections des deux institutions : 70 enluminures, dont certaines signées Lorenzo Monaco ou Jean Fouquet au Louvre, contre 87 manuscrits, arabes, persans et turcs, à la BnF.
Enluminures en terre d’Islam à la Bibliothèque nationale de France, du 7 juillet au 25 septembre 2011.
Enluminures du Moyen Âge et de la Renaissance, du 7 juillet au 10 octobre 2011 au musée du Louvre.
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Sur la route de Winnipeg

PARIS - Winnipeg : la destination la plus improbable pour un voyage d’agrément… Au milieu des grandes plaines canadiennes, on y pâtit de chaleurs étouffantes l’été et d’un froid polaire en hiver quand soufflent les vents du Nord. Il se passe pourtant des choses dans la capitale du Manitoba : c’est ce que se propose de montrer cette exposition originale de la Maison rouge, première d’une série qui s’intéresse à la périphérie et non aux capitales de l’art contemporain. Ceux qui ont vu Winnipeg mon amour, le film de Guy Maddin où il est question de spiritisme, de vieillards jouant au hockey, de grande évasion de bisons, de chevaux pris dans la glace comme dans Kaputt de Malaparte, imagineront sans peine la capacité de délire et d’invention de cette métropole des céréales. En peinture, vidéo ou installations, les artistes présentés sont là pour le prouver : le déjà reconnu Marcel Dzama mais aussi Wanda Koop, Bonnie Marin, Paul Butler et ses Collage Parties, Guy Maddin avec une série de nouveaux courts-métrages et bien d’autres.
My Winnipeg à la Maison rouge du 23 juin au 25 septembre 2011. L’exposition sera présentée au Miam de Sète du 5 novembre 2011 au 20 mai 2012 puis au Plug-in ICA de Winnipeg à l’été 2012.
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Guatemala, esprit maya

PARIS – Ils constituent une des civilisations les plus brillantes des temps anciens et leur attrait est accru par le mystère de leur disparition : pourquoi les Mayas se sont-ils « évaporés » autour de 900, ne laissant que des cités écroulées dans la jungle, qui fascinèrent les Européens ? Sécheresses, disettes, guerres se sont probablement combinées pour causer leur chute. Les collections du Guatemala donnent un aperçu large de leur art (mais forcément incomplet : les codex, livres sur écorce de ficus, ont été brûlés par les Espagnols et les fresques ne sont pas transportables). Cette sélection console de l’exposition annulée sur les masques de jade à la Pinacothèque (qui pourrait finalement se tenir en 2012). Elle initie au travail du jade, à l’extraordinaire variété de la céramique (avec ce « bleu maya » si parlier), aux « excentriques » en silex, aux panneaux de calcaire avec glyphes, à la sculpture sur albâtre, aux mosaïques de coquillage…
Mayas, de l’aube au crépuscule, les collections nationales du Guatemala au musée du quai Branly, du 21 juin au 2 octobre 2011.
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Les mille et une Inde

PARIS – Aux débuts du Centre Pompidou, le commissaire Pontus Hulten avait lancé la série d’expositions « Paris… (« Paris-Berlin », Paris-Moscou », « Paris-New York ») pour « situer Paris dans le flux des échanges artistiques ». C’est un peu la même ambition qui anime l’ambitieux « Paris-Delhi-Bombay » qui va mettre le Centre Pompidou à l’heure du sous-continent pendant quatre mois : films, musique, débats et, évidemment, art contemporain. Fondée sur de nombreuses commandes, l’exposition ne veut pas seulement montrer la vitalité de la création indienne contemporaine, des vidéos d’Anita Dube aux empilements de vaisselle inox de Subodh Gupta. Elle veut aussi étudier le regard de la scène française sur cette réalité que la mondialisation rend à la fois proche et fuyante… Gilles Barbier, Orlan ou Cyprien Gaillard (parmi une vingtaine d’artistes) ont ainsi été invités à livrer leur interprétation de « Bharat » (le nom sanscrit de l’Inde), mêlant histoire, écologie et mythe. Du karma à Bollywood, en passant par Shiva, Gandhi ou la moto Royal Enfield, le dialogue brasse large…
Paris-Delhi-Bombay au Centre Pompidou, du 25 mai au 19 septembre 2011
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Blason du corps européen

PARIS – Comment les différentes cultures du bassin méditerranéen ont-elles appréhendé le corps au cours de leur histoire ? C’est la problématique démesurée à laquelle s’attaque la Fondation Edf. Heureusement, en l’occurrence, les objets sont très parlants et le choix est fait dans un réservoir de qualité, les collections du MUCEM (Musée national des civilisations de la Méditerranée) appelé à ouvrir ses portes à Marseille en 2013. Membre par membre, élément par élément – la main, le cœur, l’œil, les poils – notre physique est décortiqué. Avoir le nez creux, la puce à l’oreille, boire cul sec ou être cœur d’artichaut : toutes ces expressions populaires ont évidemment une part de vérité ou une explication sensée, qui se matérialise dans une pupazza en brioche, un cœur en pain d’épice, une marionnette à tringle, une amulette « dents de Cologne », un manuel de chiromancie…
Morceaux exquis à l’Espace Fondation Edf du 27 mai au 25 septembre 2011.
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Cahun face à Cahun

PARIS – Personnage énigmatique, quelque peu sulfureux et inquiétant, à l’image de Pierre Molinier, Claude Cahun (1894-1954), petite-nièce de Marcel Schwob, est en passe d’être reconnue comme un maillon important de la photographie du XXe siècle. Le Jeu de paume présente 140 clichés de cette artiste, qui, par son introspection obsessive, par ses cadrages agressifs jouant sur l’androgynie, a produit un corpus original dont elle est à peu près le seul sujet d’étude et qui subvertit la notion de genre. Crâne rasé, en maillot, en costume de théâtre ou de matin, jouant de superpositions et de collages, Claude Cahun se répète à l’infini dans le miroir. Faisant partie de la mouvance surréaliste (elle participera notamment à l’exposition de 1936 à la galerie Ratton), elle s’installera à Jersey. Ses activités de résistance lui vaudront une condamnation à mort (avec sa compagne Suzanne Malherbe), en 1940, lors de l’occupation allemande, et le pillage de son atelier, ce qui retardera sa reconnaissance.
Claude Cahun au Jeu de paume du 24 mai au 25 septembre 2011.
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Après Rodin, avec Rodin

PARIS – Rodin est une icône intouchable, notamment de l’entre-deux-guerres. Mais quelle a été son influence véritable depuis les années cinquante ? C’est la question que pose le musée Rodin en proposant des rapprochements stimulants. Celui qui concerne la Robe de chambre de Balzac (pour une statue qui fit scandale à l’époque) et La Peau de Joseph Beuys est particulièrement parlant : on sent, si ce n’est une filiation, au moins une convergence. D’autres appariements de ce type (les bustes préparatoires au portrait de Clemenceau face à une série de cires moulées d’Ugo Rondinone), disposés en onze sections thématiques (le matériau, le lisse, le modelage, figures partielles, dissoudre, etc.) convoquent aussi bien Duchamp et Fautrier qu’Urs Fischer. Le parcours se clôt sur la vidéo de Douglas Gordon, Star Trek, Predictable Incident in Unfamiliar Surroundings, qui recense de fameux baisers hollywoodiens, parfait contrepoint à celui, fondateur, de Rodin.
L’invention de l’œuvre, Rodin et les ambassadeurs au musée Rodin, du 6 mai au 4 septembre 2011.
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Zaha Hadid chez elle

PARIS – Pendant longtemps, on l’a tenue pour « l’architecte qui ne construirait jamais ». Connue pour ses projets futuristes, basés sur le high tech et sur des formes aussi insensées que celles de Frank Gehry, elle ne passait jamais le dernier stade des concours ou, si elle le faisait, se trouvait empêtrée dans des affaires interminables – comme pour l’Opéra de Cardiff, abandonné en cours de route. Zaha Hadid sembait condamnée à une posture de théoricienne. En une décennie, tout s’est accélérée et elle fait maintenant partie du Top Five, produisant de Singapour à Abu Dhabi, de Cincinnati à Marseille. C’est dans le propre pavillon Mobile Art qu’elle avait dessiné pour une exposition itinérante – et qui vient d’être offert par Chanel à l’Institut du monde arabe – qu’elle présente son parcours, mêlant projets en cours ou achevés (Nile Tower au Caire, tour CMA-CGM Marseille, banque centrale d’Irak, le pays où elle est née en 1950), installations, éclairages. Une œuvre « totale » qui va au-delà des présentations classiques de projets d’architecture.
Zaha Hadid, une architecture, à l’Institut du monde arabe, du 29 avril au 30 octobre 2011.
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De taille et d’estoc

PARIS – Il y a eu la Joyeuse (celle de Charlemagne), Durandal ou Excalibur. On leur a donné des noms propres : quelle autre arme, à part la Grosse Bertha, a connu ce privilège ? L’exposition du musée de Cluny est entièrement consacrée au mythe de l’épée sur le millénaire ans du Moyen Age, et même à sa survivance aujourd’hui – quel académicien de France oserait se présenter sans la sienne ? L’épée, dans sa géniale simplicité, n’a que quatre éléments mais qui sait encore que le dernier (la poignée), après le pommeau, la garde et la lame, répond au nom grandiose de fusée ? Le tournoi, l’adoubement, le sacré, le duel et même, nous dit-on, la chasse. Cet attribut autrefois indispensable au gentilhomme méritait bien cette rétrospective, composée de plus de cent exemplaires, de l’épée de Gicelin, signée par son forgeron, à l’estoc de chasse de René d’Anjou.
L’épée, usages, mythes et symboles au Musée national du Moyen Age, du 28 avril au 26 septembre 2011.
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